Dès que vous sentez que la toux devient productive,
basculez sur des plantes ayant une action désinfectante pour les bronches et mucolytique (qui liquéfie le mucus). En effet, vos poumons vont commencer à produire une grande quantité de mucus. Il faut s’assurer qu’il reste fluide et qu’il soit expectoré efficacement. Sinon, le mucus a tendance à s’épaissir et est de plus en plus difficile à expulser, réduisant le diamètre effectif des bronches et rendant la respiration difficile.
Dans cette phase, la plante nous fournissant l’action la plus intéressante est la grande aunée, ou Inula helenium (Voir chapitre ci-dessous).
Si vous êtes chez vous, faites la préparation suivante, 3 fois par jour :
Placez ½ litre d’eau froide dans une casserole. Rajoutez 2 cuillères à soupe de racine de grande aunée et 1 cuillère à café de racines de réglisse. Faites chauffer doucement à couvert. Une fois que l’eau frémit, baissez le gaz et laissez frémir pendant 10 minutes, toujours à couvert. Coupez le gaz, soulevez le couvercle et rajoutez 1 cuillère à café de thym dans le liquide chaud. Replacez le couvercle et laissez reposer 10 minutes. Filtrez et buvez chaud.
Si vous êtes au travail, préparez cette décoction le matin dans un litre d’eau (4 cuillères à soupe de racines de grande aunée, 2 cuillères à café de racines de réglisse, et 2 cuillères à café de thym). Placez-la dans un thermos, et buvez-en une petite tasse régulièrement pendant la journée.
La grande aunée à la rescousse des poumons
La grande aunée est l’une des plantes les plus utiles pour gérer une infection pulmonaire. Cette grande plante aux fleurs jaunes ressemblant à des soleils nous fournit une racine à la fois aromatique et amère.
Les composants aromatiques ont une action désinfectante et mucolytique. Les composants amers, eux, ont une action tonique sur le système digestif. La combinaison des deux rend la plante particulièrement intéressante pour les bronchites. Mais en quoi une stimulation du système digestif s’avère-t-elle utile ?
En général, une bronchite amène une production copieuse de mucus dont une partie va être avalée d’une manière involontaire, en particulier pendant la nuit. Les composants amers de la grande aunée vont favoriser la digestion de ces mucus pour ne pas qu’ils surchargent le système digestif et amènent un état quasi-nauséeux chez la personne.