Mal de dos et médecine
L'origine de la douleur est souvent multiple du fait de la conjonction au même moment de plusieurs facteurs (inflammation suite à des torsions répétées, usure des surfaces articulaires, atteinte d'un ou plusieurs nerfs rachidiens, hernie ou l'usure discale, etc.),
Le tableau clinique varie considérablement d'une personne à l'autre.
En réalité, le plus important est de faire la différence entre douleurs mécaniques et neurologiques.
-Les douleurs mécaniques proviennent de l'usure de différentes pièces de rachis et plus particulièrement de certains disques vertébraux.
- Les douleurs neurologiques sont l'expression de la souffrance d'une racine nerveuse à cause d'un pincement.
Quelque soit le tableau clinique, l'examen radiologique est une étape quasiment incontournable car c'est grâce à lui qu'il est possible de porter un diagnostic, d'évaluer la gravité des lésions visibles et plus encore, les éventuels risques évolutifs. Il peut être demandé des tomographies si l'une des pathologies suivantes est suspectée: arthrite, sténose du canal rachidien, pathologie discale, nerveuse ou tumorale.
Mais cette démarche a ses limites. Elle est en effet incapable de mettre en évidence les lésions minimes-telles que les subluxations articulaires- qui sont à l'origine d'un grand nombre de douleurs qui évoluent vers la chronicité tant qu'aucune approche autre qu'officielle n'est pas envisagée.
Ainsi, si le mal de dos causé par une affection grave nécessite un traitement spécifique, le mal de dos moderne incite à retrouver un certain bon sens et à adopter ou a reprendre certaines règles d'hygiène de vie et, en cas de persistance, à consulter.
Cependant, comme lutter contre la force des habitudes est l'un des défis les plus difficiles que l'être humain ait à relever, le recours à un ou plusieurs coaches est le plus souvent indispensable: médecin, physiothérapeute, naturopathe, ostéopathe, fascia thérapeute,, voir psychothérapeute...
Effectivement, certaines maladies rachidiennes sont cause de choc psychologique et de dépression à long terme (spondylarthrite ankylosante, séquelle d'accident grave). Comme la dépression s'accompagne de phénomènes inflammatoires, un cercle vicieux s'installe, la dépression aggravant la symptomatologie douloureuse qui à son tour aggrave la dépression et ainsi de suite.
À suivre...
