Si certaines de ces spécialités exposent au risque d'hémorragie digestive par érosion de la muqueuse gastrique ou sa perforation, toutes sont aujourd'hui suspectées, certes à des degrés divers, de faciliter l'émergence d'accidents cardiovasculaires (le diclofénac tout particulièrement).
Les myorelaxants, quant à eux, diminuent les contractures musculaires et participent ainsi à la réduction de la douleur. Ce sont essentiellement la méphénésine (Décontractyl), le méthocarbamol (Lumirelax) et le thiocolchicoside (Coltramyl, Miorel). Comme ils ont un impact négatif sur la vigilance plus ou moins prononcé (surtout le méthocarbamol), on se doit de ne pas en prendre si l'on conduit!
Certains anti dépresseurs et l'amitriptyline (Laroxyl) avant tout, quand la douleur est en lien avec une lésion d'une racine nerveuse. Leur utilisation étant alors étalée sur plusieurs semaines, des effets indésirables sont à redouter; outre une certaine somnolence, une prise de poids et des troubles endocriniens!
Des chiffres accablants
Une étude - certes ancienne et pourtant toujours d'actualité - de l'INPES évoque le coût du mal de dos en France. Les lombalgies ont ainsi coûté entre 1,5 et 2 milliards d'euros rien que pour les indemnités journalières liées à un arrêt de travail. Le mal de dos a occasionné 5,25 millions de consultations en médecine générale et 620 000 consultations en rhumatologie de ville.
Les derniers recours
Les infiltrations, le plus souvent d'un dérivé de la cortisone, sont destinées à réduire l'inflammation de la zone qui comprime une racine nerveuse (sciatique, crurale) ou à l'intérieur d'une petite articulation lombaire. Même si le risque d'infection importée n'est pas élevé, il n'est pas nul (1 cas sur 70 000) et ses conséquences peuvent être sévères. La chirurgie est évoquée s'il existe une situation d'urgence (sciatique paralysante). Malheureusement, non seulement ce type d'intervention ne se solde pas toujours par une réduction appréciable de la douleur, mais parfois il l'aggrave.
À suivre...
