S’installer au bureau, façon paléo
11h du matin, au bureau.
Assis(e), face à un écran, 8 heures par jour, a plusieurs effets négatifs notables, parmi lesquels une production réduite de l’enzyme brûle-graisses LPL (lipoprotéine lipase), une diminution de la densité minérale des os, une augmentation de la pression artérielle et une diminution du diamètre des artères. Pas réjouissant...
Revenons aux origines :
Cette position, pour l’être humain, n’est pas naturelle. Ce qui est naturel, c’est une alternance de marche, de position debout et de position accroupie. La position de repos de nos ancêtres, c'était accroupi et pas assis. Ceci étant, pour la plupart d’entre nous, cette position n’est pas naturelle et devient rapidement difficile à tenir. Que faire ? S’accroupir par terre au bureau ?
Moins extrême mais loin encore d’être la norme:
Le bureau debout. Mieux, le bureau placé au-dessus d’un tapis roulant (oui, ça existe et ça s’appelle un « treadmill desk »).
Plus sérieusement, il faut alterner différentes positions.
Selon là où vous travaillez, vous avez des alternatives à la position assise prolongée. Se lever et faire un tour, voire une vraie pause, toutes les 45 minutes, c’est un bon début pour mitiger les effets de la position assise. Accessoirement, ça rend le travail beaucoup plus efficace. Faire certaines réunions en marchant, c’est souvent possible et là aussi, plus efficace. Et si vous travaillez à domicile avec un PC portable, il est très facile d’alterner la position debout, la position adossée et la position assise.
La pause, enfin la pause…
Dans « pause déjeuner », il y a la pause, et il y a le déjeuner. Commençons par la pause, dans la suite du point précédent. Profiter de cette pause pour aller marcher un peu, idéalement dans un parc à côté, sinon juste dans la rue, c’est très paléo.
Mais pour pousser encore plus l’expérience, marchez pieds-nus. Mais est-ce possible ? Pas trop, en général. Mais là encore, faites-vous aider par la technologie, c’est la beauté de notre époque de faire appel à la technologie pour vivre comme à l’ère paléolithique.
La mode paléo est aux chaussures « barefoot », pieds-nus.
Initialement, on ne trouvait que ce genre de chaussures avec chaque doigt de pied isolé, comme dans un gant. Ce type de chaussure épouse parfaitement le pied pour simuler la marche et la course pieds-nus. Mais aujourd’hui, il y a d’autres options plus discrètes, et donc plus adaptées au contexte de la pause déjeuner. Ces chaussures ont une semelle très fine qui permet de bien sentir le terrain sur lequel on marche. Ici, on ne marche pas sur un coussin d’air, bien au contraire.
L’avantage ?
Il y a d’une part les avantages de marcher, tout simplement. L’être humain marche depuis ses origines, et le corps entier est une machine à marcher. Le déplacement à dos d’animal n’est apparu qu’après l’agriculture, soit très récemment dans l’histoire de l’espèce.
Je ne vous apprends probablement rien si je vous dis que la marche a de nombreux bénéfices établis sur la santé, sur l’espérance de vie, sur la pression artérielle, sur la mémoire, et j’en passe.
Mais marcher pieds nus, est-ce vraiment différent ?
Notre espèce a évolué pieds-nus jusqu’à un passé très récent, nos pieds sont conçus pour cela. Défendre les semelles épaisses pour protéger les articulations, c’est de la même veine que de défendre la crème solaire contre le soleil, ce soleil qui accompagne l’humanité depuis ses origines. C’est du marketing...
À suivre...