Facteurs de risque et prévention du SAOS
Comme pour les autres pathologies dites de progrès, la liste des facteurs favorisants ne cesse de s’allonger d’année en année. Il est essentiel de distinguer facteurs innés et facteurs acquis.
Facteurs innés
- Être né prématurément.
- Un trouble du développement des voies respiratoires supérieures : obstruction nasale, sinus étroits, palais en ogive.
- Une susceptibilité génétique concernant la régulation de la sécrétion de la sérotonine, neurotransmetteur clé dans la stimulation de la ventilation.
Facteurs acquis
- Chez le jeune enfant, de grosses amygdales et/ou de grosses végétations.
- Un tour de cou élevé (supérieur à 43 cm chez l’homme et à 40 cm chez la femme).
- L’intoxication tabagique.
- La prise régulière d’alcool le soir.
- Une pathologie préexistante : asthme, bronchopneumopathie obstructive chronique (BPCO), hypertension artérielle, diabète de type 2, hypothyroïdie.
- Le mode de vie occidental qui, par son régime alimentaire malsain (apport calorique quotidien largement supérieur aux besoins de l’organisme, trop grande teneur en glucides, pauvreté en acides gras oméga 3) et sa philosophie de rendre les tâches quotidiennes toujours moins coûteuses en efforts physiques, a généré un tsunami de surpoids et de troubles métaboliques graves.
- L’obésité abdominale plus encore que le simple surpoids.
- Un état de stress post-traumatique (ESPT).
- Les médicaments allopathiques qui induisent le relâchement musculaire (antalgiques morphiniques, anxiolytiques et somnifères de la classe des benzodiazépines, barbituriques, anti nauséeux).
La prévention est-elle possible ?
Comme dans toute autre maladie, le degré de sévérité du SAOS au moment de la première consultation détermine la plus ou moins grande efficacité des traitements qui seront alors proposés.
C’est pourquoi, une fois encore, la sagesse populaire fait figure de loi : « Mieux vaut prévenir que guérir ! »
Pour ce faire :
- Éviter tous les comportements à risque.
Adopter un mode de vie sain (alimentation bio ou biodynamique, épanouissement professionnel) :
- Culture d’un réseau de relations amicales ou, au moins, sociétales.
- Implication dans une activité créative et récréative.
- Activité physique de plein air hors de tout esprit de compétition.
- Recherche quotidienne d’impressions positives : s’imprégner du spectacle d’un beau paysage, d’un beau tableau, de jeunes enfants en train de jouer ensemble ; s’imprégner d’une musique qui parle à l’âme, de la compagnie d’un animal domestique, etc.
- Nourrir les aspirations les plus élevées qui existent en soi : beauté, bonté, vérité, notamment par la connaissance de soi et donc des autres, ce qui conduit à plus d’amour inconditionnel, de compassion, de sérénité, de joie et de clarté d’esprit.
- Pratiquer la voie du milieu en toute chose : ni trop, ni trop peu.
- Être gourmet et non gourmand (alimentation, sport, sexualité).
- Rechercher le plaisir de vivre dans l’harmonie et non dans les comportements à risque comme les sports extrêmes, les soirées arrosées, les drogues dites récréatives.
Le sport, oui, mais avec modération
Longtemps considérée comme l’un des piliers du traitement du surpoids, l’activité physique ne doit pas être excessive.
Son arrêt est souvent suivi d’une prise ou d’une reprise de poids parfois considérable si une nouvelle discipline alimentaire n’est pas immédiatement et définitivement mise en place quant à la ration calorique quotidienne qui doit être réduite en conséquence.
La retraite de certains sportifs très connus en est la sinistre illustration, comme le footballeur Michel Platini et le rugbyman Serge Bianco.
La juste pratique est la recherche simple du bien-être.
Un temps pour soi et avec soi, un temps de méditation en mouvement, à l’écoute de son monde intérieur, donc sans jamais pousser l’effort jusqu’à la souffrance, sans esprit de compétition avec qui que ce soit, notamment avec soi-même.
Dossier réalisé avec le concours du Dr Naïma Bauplé et de Vittoria Siegel (conseil en médecine nutritionnelle), extrait de la revue Alternative Santé N°34.