L'apothicaire...
... devient progressivement "pharmacien".
On évolue vers une séparation entre la médecine qui étudie les maladies, la pharmacie qui recherche et fabrique des médicaments et le botaniste qui étudie le monde végétal sous tous ses aspects.
En 1777, est créé le Collège de Pharmacie qui deviendra la Société de Pharmacie en 1803 puis l'Académie de Pharmacie en 1946 et enfin l'Académie Nationale de Pharmacie en 1979.
Aux alentours de 1780, la photosynthèse est découverte, ouvrant la voie à l'étude de la physiologie végétale. Ce sont les expériences de Nicolas Théodore de Saussure, chimiste et botaniste suisse, qui mettront en évidence l'assimilation du carbone par les plantes.
Goethe, poète allemand, étudie la botanique et d'autres phénomènes physique, comme la "couleur". Ses écrits et sa pensée sont à la base du mouvement anthroposophique de Rudolph Steiner.
Hahnemann, médecin allemand, redécouvre le principe de similitude énoncé par Hippocrate. Il fonde une nouvelle pharmacopée qu'il nommera en 1808 "Homéopathie".
La classification des végétaux progresse grâce, entre autre, aux apports d'Augustin Pyrames de Candolle. Sa "théorie élémentaire de Botanique" définit les principes de la classification naturelle inspirée par les travaux de Magnol, Adanson et Antoine-Laurent de Jussieu. Cette méthode nécessite "une observation rigoureuse de la totalité des organes".
La séparation entre médecine, pharmacie et botanique est maintenant complète.
Charles Darwin, publie "De l'origine des espèces" où il expose sa théorie de la "modification de la descendance par la sélection naturelle".
L'époque moderne
Le XXème siècle voit le développement de l'industrialisation et de la désaffection du public par les plantes. Elle coïncide avec l'extraction des principes actifs (morphine, quinine, cocaïne et autres alcaloïdes), l'avènement de la chimie de synthèse, mais peut-être aussi le déclin de l'étude de la botanique dans les facultés. Le dîplome d'Herboriste date de 1778 et a été abrogé par le gouvernement de Vichy.
Parmi les botanistes récents, citons Adolph Engler dont la classification est encore utilisée aujourd'hui, de même que celle d'Arthur John Conquist.
Les scientifiques étudient le monde végétal, chacun dans sa spécialité. Le fonctionnement de la cellule, le processus de la floraison etc. sont expliqués.
Les travaux actuels sur le génome des végétaux et d'autres caractères observables seulement en laboratoire (comme le nombre d'aperture du grain de pollen) orientent vers une nouvelle classification dite "phylogénétique".
À suivre...