Des jus qui guérissent…
- des allergies : l’ortie a la propriété d’inhiber les réactions inflammatoires responsables des symptômes des allergies saisonnières . Si vous êtes sujet à ces allergies, faites régulièrement des cures de trois mois de jus d’ortie à raison d’un verre de 100 à 150 ml tous les matins à jeun.
- de la pollution : une équipe scientifique a regroupé 290 individus vivant dans la province de Shanghai. Elle a montré que la consommation de jus de germes de brocoli augmentait l’excrétion urinaire du benzène (une molécule cancérigène présente dans l’air) de 61 % par rapport au groupe témoin. Elle faisait également baisser de 23 % l’excrétion de l’acroléine, une molécule irritante pour la peau, les yeux et les voies respiratoires. Si l’expérience n’a pas montré de résultats significatifs sur les autres molécules, elle permet de conclure que le jus de germes de brocoli limite l’accumulation de benzène et d’acroléine dans l’organisme. Il est probable que le jus de brocoli classique ait les mêmes vertus.
- de l’hypertension : la consommation de jus de betterave dans une alimentation saine diminue l’hypertension chez les hommes. Le jus de betterave booste également les performances des sportifs, a des propriétés antioxydantes et anti cancer.
Jus de fruits ou jus de légumes
Les fruits et légumes sont bons pour la santé. Mais en est-il toujours de même sous forme de jus ?
Le jus sépare l’eau, le sucre et les micronutriments des matières sèches comme les fibres, la peau et les pépins. Comme les fruits contiennent beaucoup de sucre comparativement aux légumes, une consommation importante en plus d’une alimentation normale est susceptible de faire prendre du poids. À titre de comparaison, un jus qui contiendrait une pomme et une orange apporterait déjà 43 gr de sucre, soit nettement plus que dans une cannette de Coca-Cola (35 gr).
De plus, comme dans les sodas, le sucre des jus de fruits est en majorité du fructose, un sucre distinct des autres car il ne passe pas immédiatement dans le sang : il est d’abord réceptionné par le foie qui l’utilise s’il en a besoin puis transforme l’excédent en graisses qui vont circuler dans le sang. Une récente étude menée par les chercheurs de l’université de Harvard sur plus de 300 000 personnes a montré que la consommation de fruits sous forme de jus augmentait systématiquement le risque de diabète, de manière comparable aux sodas. Lors de son dernier congrès, l’Association américaine de cardiologie a même été jusqu’à affirmer que les sodas et jus de fruits sont responsables chaque année de plus de 180 000 décès dans le monde : 133 000 par diabète, 44 000 par suite d’un trouble cardiovasculaire et 6 000 par cancers. À l’inverse, les mêmes travaux démontrent que la consommation de fruits entiers diminue nettement le risque de diabète.
L’explication est simple :
les fibres des fruits ralentissent le passage du fructose au niveau du foie qui a alors tout le temps nécessaire pour utiliser ce dernier pour produire de l’énergie, évitant ainsi la transformation en graisses nocives.
Les seules personnes qui peuvent donc boire des jus de fruits régulièrement sans trop d’inquiétude sont celles dont le foie est gourmand en énergie : les sportifs d’endurance et d’ultra-endurance.
Pour la plupart d’entre nous il faut donc privilégier les jus de légumes et ne pas y introduire plus d’un fruit par jus.