La Manche, presqu'île normande
Avec sa tête au grand large et ses racines ancrées au plus profond du bocage, la Manche ressemble à ce qu'elle est: toujours entre terre et mer.
Le Cotentin, un jardin avec vue sur la mer
Le baie des Veys, point de convergence des quatre rivières qui abreuvent le Parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin est un pays de Cocagne pour les oiseaux migrateurs. Quelques phoques y ont même élu domicile. Dans cette région verdoyante, l'eau est omniprésente. Les chemins suivent et coupent les ruisseaux et les canaux. Il ne faut pas s'étonner d'y croiser les bateaux de Carentan qui donnent l'impression de traverser les champs imbibés de souvenirs.
Utah Beach se souvient de ce 6 juin 1944 où l'histoire bascula, point de départ de l'élan libérateur allié. Non loin de là, le soldat John Steele ne savait pas encore que son atterrissage sur le clocher de Sainte-Mère Église en ferait une icône du débarquement.
Dans la diversité du Cotentin...
... le Val de Saire fait figure d'enfant sage avec ses terres maraîchères et ses ports fermement ancrés dans la terre. Face à Saint-Vaast-la-Hougue, l'île de Tatihou transporte l'imaginaire des marcheurs avec son nom aux accents exotiques, roucoulants et chaleureux, promesse de lointain à portée de main lorsque la mer se retire.
Dans ce pays des merveilles, la terre s'est abandonnée au rythme d'une douce rivière, la Saire, qui distille ses douceurs chaque jour.
Avec son port beau comme un décor de cinéma, Barfleur coule des jours heureux et tempérés. Le village vit au rythme de la pêche, attendant chaque jour le retour de ses enfants, tandis que le phare de Gatteville veille sur eux.
Entre belvédères et grèves fougueuses, le sentier côtier n'a de cesse de surprendre, jusqu'à Cherbourg, le port aux multiples visages. On y croise moins de "pompons rouges" qu'autrefois mais l'âme y est toujours voyageuse. Quelques paquebots en escale viennent encore y parader comme au temps des transatlantiques.
À suivre...