Pecten maximus, c'est le nom scientifique de ce délicieux mollusque bivalve qui peuple la baie de saint-Brieuc
C'est l'effervescence de novembre à avril,
Pendant la période de pêche, les sorties en mer sont limitées à quatre jours par semaine. De 6h par jour, on passe progressivement à 3h, 2h et 1h.
Les deux dragues utilisées pour la pêche sont soumises aussi à réglementation.
Les coquilles sont récoltées dans un tapis de mailles faites d'anneaux métalliques et immédiatement triées à bord. Elles doivent obligatoirement être débarquées dans les ports et passées à la pesée de la criée: 600 à 800kg en moyenne peuvent ainsi être débarqués, quelquefois une tonne!
Les quotas de pêche pour chaque saison sont fixés par le Comité local des pêches, après que les biologistes de l'IFREMER ont sondé le gisement avec une caméra vidéo fixée sur une drague.
Lorsque les petites coquilles sont semées dans la baie, elles mesurent 30mm environ.
Il faut attendre qu'elles aient atteint leur taille marchande pour les draguer: 10cm de largeur et 2cm d'épaisseur, les patrons pêcheurs ont permis de sauver ce précieux gisement.
Les deux grands ports de la coquille sont Erquy et Saint-Quai-Portrieux.
Erquy est le premier port de pêche européen à la coquille Saint-Jacques.
La coquille a sa confrérie bien sûr, qui a entre autres, labellisé un certain nombre de restaurants où l'on déguste ce fin coquillage.
Les restaurateurs rivalisent d'imagination pour les accompagnements: beurre de poule et poireau, en salade tiède au jus de persil, grillées au feu de bois, etc. Le choix est vaste.
Cette sympathique confrérie a adopté comme coiffure un curieux bonnet porté par les marins d'Erquy au XVIIIème siècle.
N'oublions pas que les pèlerins qui allaient jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle en rapportaient une coquille Saint-Jacques ramassée sur les grèves de Galice espagnole.
Tout un symbole.



