Le sureau est en premier lieu un véritable laboratoire pharmaceutique à portée de la main.
L’écorce interne des rameaux (la mince pellicule verte se trouvant sous l’écorce ligneuse) a des propriétés diurétiques et elle était couramment utilisée autrefois pour soigner les affections des reins et l’hydropisie.
Elle a aussi des propriétés purgatives, voire même vomitives tellement son goût est désagréable en infusion.
Les feuilles fraîches ont les mêmes propriétés que l’écorce mais dans la médecine traditionnelle on les utilise également pour calmer certaines douleurs.
Les fleurs séchées, utilisées en infusion, ont une action sudorifique importante et peuvent donc être utilisées pour soigner des grippes, des bronchites, des angines, toutes affections pour lesquelles une forte transpiration a des effets bénéfiques sur l’évolution de la maladie.
Les fruits cumulent les effets des autres parties de la plante et ont en plus une action analgésique, notamment dans le cas des douleurs rhumatismales…
Il faut cependant faire attention, lorsque l’on consomme du sirop, du jus, ou même de la confiture réalisée avec ces petites baies noires, à l’effet purgatif à haute dose !
Quand je vous disais que le sureau était une véritable pharmacopée largement utilisée dans les campagnes.
A suivre...