Le sureau, comme l’ortie, est en quelque sorte un plante « compagne » de l’homme.
Il pousse facilement à proximité des habitations, dans les ruines, au fond des vallées ou au bord des rivières car il a une préférence pour les terres profondes, plutôt humides et riches en azote.
Dans les lieux où il se plaît, il peut même devenir facilement envahissant et de nos jours il est considéré comme trop commun pour que sa plantation soit recommandée par les pépiniéristes. Autrefois, la présence de sureau dans les talus à proximité des fermes était considéré comme un atout.
Dans « le cheval d’orgueil », Pierre Jakez Hélias consacre tout un paragraphe à son sujet : « … Le sureau est l’une de nos providences. Cet arbrisseau n’est pas trop rare dans le pays. Il faut seulement savoir où le trouver. Se garder aussi d’aller en couper sur un talus qui serait dans le territoire reconnu d’un autre quartier, ou alors c’est la guerre. Personne , hormis votre famille ou vos complices, ne vous dira jamais où il y a du sureau. Surtout pas tonton Piron, le couvreur de chaume, qui se purge avec ses feuilles deux fois l’an. Ni Marie-Jeanne Bourdon qui se sert de ses fruits pour teindre en violet la laine qu’elle a filée.
Car il y a sureau et sureau … »
A suivre...