À Essertine-en-Donzy,
En plus de cette belle journée ensoleillée, il y avait aussi des "pisse-en-lit", ce beau bouquet de fleurs jaunes, fleur du printemps.
Vous avez dit Taraxacum officinale?
Eh oui, c'est son nom!
Jusqu'au XVIIème siècle, les plantes étaient, en général, désignées par un nom commun ou vulgaire ou vernaculaire.
Ces noms qui ont assurément leur valeur propre et leur charme pittoresque, parfois aussi leur usage médicinal (herbe aux verrues pour Chélidonium majus) varient non seulement d'un pays à l'autre, mais aussi d'une province à l'autre quand ce n'est pas d'une vallée à l'autre.
Exemple: 300 noms pour le sureau noir (Sambucus nigra). De longue date, les botanistes ont pris conscience de cette difficulté.
Le 1er mai 1753, Carl von Linné (médecin naturaliste suédois) publie son "Species plantarum" qui codifie les définitions des espèces et des genres, tant dans le domaine végétal qu'animal: c'est la nomenclature binominale.
À partir de cette date, chaque espèce sera définie par deux nom latins:
- Le premier est le nom de genre ou nom générique et prend une majuscule
- le deuxième est le nom d'espèce ou nom spécifique ou épithète et prend une minuscule, même s'il se rapporte à un nom propre.
Genre + espèce + initiales du botaniste qui a décrit la plante.
Exemple: Taraxacum officinale L. (décrit par Linné)
Extrait du cours de botanique de Rita et Georges Renaud botanistes, herbalistes. Enseignent la botanique à l'ELPM (Ecole de plantes médicinales et de savoirs naturels de Lyon). Fondateurs de l'association "Artémisia" à Annecy.