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Apnée du sommeil (2)
Quand dormir étouffe...

La reconnaissance des syndromes d’apnée obstructive du sommeil (SAOS) et d’apnée et d’hypopnée obstructive du sommeil (SAHOS) est récente puisque la première description ne date que de 1956.

D’abord baptisée syndrome de Pickwick (du nom d’un personnage de Charles Dickens dans Les aventures de Monsieur Pickwick), l’apnée du sommeil ne concernait alors que des personnes présentant une obésité extrême.

Elle est actuellement très médiatisée du fait de sa prévalence croissante au sein des populations de culture occidentale. Le SAOS touche tous les âges de la vie.

Caractérisé par des phases de faible ventilation (hypopnée) et des phases de pauses respiratoires (apnées), il provoque une altération des fonctions physiologiques à tous les niveaux de l’organisme, ce qui se traduit pour qui en souffre par une baisse progressive de son état de santé, de sa qualité de vie ainsi que de celle de son entourage.

Apnée du sommeil (2)
Des statistiques affolantes

L’importance du phénomène est difficile à quantifier car seuls certains examens permettent d’établir le diagnostic. Une étude a récemment été réalisée en France sur un échantillon d’un peu plus de 12 000 personnes représentatives de la population française, âgées d’au moins 16 ans. Le pourcentage de sujets présentant des signes évocateurs de SAOS est deux fois plus élevé que celui des sujets diagnostiqués suite à un bilan médical (4,9 % versus 2,4 %).

Quelques certitudes toutefois :

le SAOS est deux fois plus fréquent chez l’homme que chez la femme toutes classes d’âge confondues, mais affecte de façon égale les deux sexes à partir de 65 ans.

Le SAOS est présent en France chez 8 % des hypertendus et 11 % des obèses. Au cours des deux dernières décennies, si la médecine a développé un panel de propositions thérapeutiques qui ont amélioré l’espérance et la qualité de vie, le caractère invasif de ces traitements est un frein à une acceptation par une plus large population.

S’il est probable qu’un certain nombre de facteurs causaux n’ont pas encore été identifiés, d’autres sont encore insuffisamment connus des praticiens.

Enfin, même si la situation s’améliore lentement, le recours par la médecine officielle à des pratiques naturelles ancestrales reconnues efficaces est encore trop peu la règle.

Un tour d’horizon des connaissances actuelles s’impose.

À suivre...

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