Petit histoire de l'idée d'évolution
L'observation de la diversité du monde vivant a amené les hommes à se poser la question de l'origine de cette diversité.
C'est tout d'abord l'idée d'une création par un Dieu qui a été admise. Toutes les mytthologies anciennes sont d'accord sur ce point. Les plantes n'étaient pas considérées comme des êtres vivants et le nombre d'animaux alors recensés était à la portée des Dieux créateurs!
L'idée que les animaux et les plantes aient pu évoluer, c'est-à-dire se transformer au fur et à mesure des temps est pourtant apparue dès l'Antiquité, avec les philosophes grecs tels que Démocrite, Épicure ou Lucrèce.
Ces idées, trop précoces, restèrent sans lendemain. Aristote était défenseur du "fixisme"; chaque être vivant avait été crée directement dans sa forme définitive. Cette idée, ensuite renforcée par les écrits bibliques, a persité jusqu'au XVIIIème siècle.
Quelques tentatives de remise en cause de cette théorie sont vite réprimées par l'église. Giordano Bruno sera brûlé vif pour avoir contesté le fixisme.
Au début du XVIIIème siècle, la toute nouvelle paléontologie révèle l'existence de fossiles d'espèces disparues, mais pas trace d'animaux "modernes", ce qui conforte l'idée d'évolution.
Georges Cuvier, ardent défenseur du fixisme, émet la théorie du "catastrophisme": brutales extinctions massives et nouvelles créations ex nihilo...
La sélection naturelle
En 1809, Lamarck, expose sa théorie du "transformisme", selon laquelle les espèces s'adaptent à leur environnement, leurs organes se modifiant selon les nécessités du moment. Ces modifications se transmettent à leur descendance. Toutefois, Lamarck ne propose pas de théorie expliquant cette transmission des caractères acquis.
Charles Darwin, s'appuyant sur les travaux de ses prédécesseurs, publie "de l'origine des espèces" qui donne une explication des modifications des espèces: la fille n'est pas tout à fait identique à la mère et dans une population, c'est l'individu le mieux adapté qui survivra et se reproduira, c'est la "sélection naturelle".
Son explication de la transmission des caractères acquis (énoncée par Lamarck) est fort complexe et ne résiste pas longtemps à l'examen scientifique.
À la fin du XIXème siècle, les travaux de Mendel et de Weismann éclairent les mécanismes de l'hérédité et ouvrent la voie à la génétique.
Aujourd'hui, les derniers travaux de génétique, l'épigénétique et la biologie moléculaire aboutissent à une théorie synthétique de l'évolution.
En conclusion, retenons que si l'idée d'évolution des êtres vivants est très ancienne, ce n'est qu'à la fin du XIX ème siècle qu'elle prends corps, combattue par les partisans du fixisme et par l'église.
Aujourd'hui, le fixisme est encore défendu et admis par une part importante de la population, plus particulièrement aux États-Unis.