La Dépression,
Un piège mortel!
Au départ, il est intéressant de constater que la dépression n’existe pas dans les pays où règnent, la guerre, la violence, le drame, bref l’insécurité et la survie : on hurle, on pleure, on souffre, mais on ne déprime pas.
En fait, elle est l’apanage des pays riches, où les gens sont sur-sécurisés, anesthésiés par l’assistanat. Les glandes surrénales qui sont génératrices d’adrénaline et sont là pour faire face aux situations d’urgence, sont souvent inhibées par des peurs ou des pollutions. Il en résulte une chute des défenses immunitaires qui s’accompagne d’une chute des défenses psychiques.
Oui, le nœud du problème est bien au niveau psychique et il ne faut pas perdre de vue qu’une dépression nerveuse est pour la plupart du temps un « sabotage » provenant du Maître Intérieur (Soi supérieur) face à une situation d’insatisfaction profonde, de frustration et d’ennui, faisant barrage à un incontournable besoin d’évolution personnelle, et ne trouvant aucune issue satisfaisante.
Ce syndrome résulte d’un non agir, d’un manque d’initiative, devant une situation inacceptable. Les peurs de perdre, de manquer, d’être rejeté, « puni » ou condamné sont les causes principales de ce blocage. On manque de courage pour affronter les aléas et le prix de la libération. Alors, inconsciemment, l’on s’invente une petite mort, une déchéance qui va enfin obliger l’entourage à une attention particulière, même si cela ne résout pas le problème de fond.
Un exemple type
Une personne effectue un travail peu valorisant, dans une ambiance peu sympathique en compagnie de gens qu’elle n’apprécie guère, MAIS son salaire mensuel est de 3000 €. A une époque où chaque jour il y a mille nouveaux chômeurs, prendre le risque d’une démission parait déraisonnable alors qu’elle doit assumer ou co-assumer les traites de la maison, de la voiture et nourrir les enfants. Cette démission serait condamnée par toute la famille et les amis (qui en outre ne gagnent peut-être pas autant) pour la mise en difficulté du foyer d’une façon désinvolte.
Alors s’installe une censure intérieure de la pensée en amont de la prise de conscience objective, qui bloque à la racine ce désir condamnable d’échapper à cette situation en cul-de-sac.
Lorsque ce genre de personnes venaient dans mon cabinet et que je leur demandais qu’est ce qui ne va pas : Le couple ? Le travail ? L’environnement familial ? Etc., elles me répondaient :
- « Non, rien de tout cela, mais je suis TRES fatigué(e), épuisé(e), je n’ai plus de goût à rien…. »
Je demandais pourquoi, et elles me répondaient « je ne sais pas »
Je répliquais : « Vous ne me dites pas tout, quel problème secret avez-vous ? Que refusez-vous ?
Et elles me répondaient en pleurnichant « Mais rien…. »
J’enfonçais le clou : « Partez-vous au travail le lundi avec joie et enthousiasme ? » - Et là, la barrière de la censure tombait enfin avec un NON hésitant souvent accompagné d’une larme….
Alors j’entamais un petit discours concernant le tour d’horizon des remèdes à la situation.
I
Il y a 3 solutions, 2 bonnes et 1 mauvaise :
- Vous acceptez de tout cœur votre situation présente avec l’idée qu’elle est à votre mesure et qu’elle fait partie des épreuves que vous avez à gérer victorieusement au service de votre évolution et peut-être aussi de celle de votre entourage. Vous quittez votre habit de victime pour prendre celui d’acteur positif exemplaire.
- Vous cherchez activement dès maintenant un autre job pour préparer un départ fracassant qui plombera tout ce petit monde de médiocrité.
- La mauvaise voie, qui est l’acceptation statique à contre cœur, l’auto destruction passive, celle que vous avez choisie ! Bref, « le thé tiède du diable » selon l’expression consacrée dans « le guerrier pacifique » (Dan Millman).
Mais alors, direz-vous, où puiser cette énergie que l’on a perdue ?
Je réponds que nous n’avons aucune énergie propre et que, comme tout être vivant, nous ne sommes en fait que des capteurs d’énergie, celle-là même qui est appelée selon les cultures CHI, QI, PRANA, etc., et que c’est la pensée qui en tient le robinet.
Il est largement montré et admis que notre énergie vitale s’écroule lorsque l’on « broie du noir », et que réciproquement elle augmente notablement lorsque l’on « broie du blanc ».
Alors le simple fait de prendre une décision nous rebranche à cette Energie Universelle.
À suivre...