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Il a testé le Sungazing (3)
Libéré du besoin de manger

Les années passent

Je trouve d’autres moyens d’assurer ma stabilité intérieure.

Ma vision est bonne. Mon besoin en nourriture est resté stable, plus modéré qu’autrefois. Je suis naturellement attiré par des aliments plus sains. Par hasard, au printemps de cette année, je trouve sur la toile une interview de Sébastien Lorca, le créateur du site Internet sungazing. fr. Il y détaille sa propre pratique, puis donne quelques informations sur une autre méthode d’observation solaire préconisée par un yogi indien, Umasankar. Celle-ci serait plus puissante et plus sûre, le soleil n’étant pas regardé directement.

Serait-ce pour moi le moyen de renouer avec l’astre ?

J’apprends que le yogi donne un stage d’initiation au Sunyoga un mois plus tard, en mai. Contacté par téléphone, Sébastien Lorca me confirme la sécurité de la méthode. Elle consiste à observer le soleil, non pas de face mais en focalisant le regard entre les deux sourcils quelques centimètres au-dessus du cercle lumineux. Ainsi, la vision centrale est protégée…

Autre avantage du Sunyoga, celui- ci peut être pratiqué à toute heure du jour. Tout comme le centre de l’oeil, la sclérotique blanche capte la lumière et la restitue à la glande pinéale. Il ne m’en faut pas plus. Je m’inscris à l’initiation d’Umasankar.

Né au Bengale, l’homme a découvert intuitivement le Sunyoga en 1995, en contemplant le soleil sur la mer près de Pondichéry. Libéré du besoin de manger et de boire, il a renoncé à toute possession et a parcouru 62 000 kilomètres pieds nus pour faire connaître cette pratique à travers l’Inde.

Dans son pays, Umasankar est connu pour avoir survécu à deux ans de retraite solitaire dans l’Himalaya à 4 500 mètres d’altitude, sans nourriture, au milieu des glaciers, affrontant des températures extrêmes.

Il a testé le Sungazing (3)

Approche le moment du stage

L’anxiété me prend… Et si mon oeil ne supportait pas ce nouveau contact avec la lumière intense ?

Le jour de l’initiation, à 7h du matin, une trentaine de personnes de tous âges, de l’adolescent au couple de retraités, sont rassemblées autour d’un homme de petite taille, fin comme une liane, à la longue barbe et aux yeux d’ébène.

Pieds nus, vêtu d’un simple dhoti blanc, l’ascète nous accueille les mains jointes et le visage fendu d’un sourire clair comme celui d’un enfant. « Good Morrrrning ! »

Dans un anglais coloré d’accent bengali, il nous donne les premières consignes.

Place à la pratique !

Assis en tailleur dans l’herbe, le dos vertical, nous suivons une méditation guidée pour nous préparer à accueillir l’énergie du soleil. Puis vient le moment d’ouvrir les yeux, quelques centimètres au-dessus de l’astre.

Je prends peur et sollicite les conseils de notre instructeur. Écoutant le bref récit de mes difficultés, il me suggère d’abaisser légèrement le regard de manière à ce que ma rétine soit à l’ombre de mes arcades sourcilières, le soleil au-dessus de mon champ de vision. Je sens une chaleur agréable sur mes yeux.

Il faut un certain effort pour maintenir la position. La consigne est de maintenir les yeux ouverts autant que possible, sans craindre que les larmes coulent. Au bout d’un moment, j’y parviens, puis je perçois peu à peu les volutes de couleur que je connais, entre mes sourcils.

Umasankar passe un instant auprès de chacun, corrigeant une posture, la direction d’un regard ou donnant un encouragement.

Au bout de longues minutes, nous fermons les yeux et nous livrons à un nouveau rituel pour intégrer l’énergie reçue puis remercier le soleil.

La séance se termine. Je vois clair !

À suivre...

Tag(s) : #Qu'est-ce que c'est?
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