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Un patriarche discret : l’if

Nos ancêtres...

... ignoraient bien entendu cet usage singulier de l’if, mais peut-être les Celtes ne s’étaient-ils pas trompés, après tout, en lui attachant une symbolique de vie éternelle.

Le « poison » pouvait devenir une substance bénéfique dans certaines maladies ; cette situation n’est pas rare dans le monde végétal ! Ce n’est qu’une question de dosage après tout… Aconit, Belladone, Cigüe… etc… ont de multiples usages !

Les feuilles de l’if constituent la partie la plus dangereuse à ingérer, y compris pour les animaux domestiques.

En fait la seule production de l’arbre qui soit comestible, ce sont les arilles, à condition toutefois de se contenter de consommer la pulpe entourant la graine, et de recracher soigneusement cette dernière qui est toxique également.

Les symptômes d’un empoisonnement par ingestion d’if sont caractéristiques : froideur générale dans tout le corps puis décès par étouffement (« Livre des arbres, arbustes et arbrisseaux » de Pierre Lieutaghi).

Rassurez-vous, le goût du feuillage n’a rien de plaisant, et votre belle mère ne se débarrassera pas aussi facilement que ça de votre présence !

L’une des causes principales de décès liée à ce poison autrefois était son utilisation comme substance abortive. En cas d’erreur de dosage, l’issue pouvait être fatale.

La protection des animaux pâturant en liberté est peut-être l’une des raisons pour laquelle les ifs se sont retrouvés peu à peu enclos dans les cimetières. Rien ne vient étayer cette thèse défendue par certains naturalistes, de manière vraiment solide. Ce que l’on sait par contre c’est que les chevaux, les ânes et les mules sont particulièrement sensibles à cet empoisonnement.

Certaines personnes racontent que c’était une cause de mortalité des chevaux tirant les corbillards lors des funérailles dans les cimetières… La cérémonie s’éternisait, les animaux s’ennuyaient et s’occupaient en mâchonnant ce qui poussait à leur portée.

Là aussi, les statistiques font défaut pour étayer cette affirmation !

À suivre

Tag(s) : #Botanique
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