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Tout savoir sur la Loire

La Loire est le plus long fleuve de France, avec une longueur de 1 006 kilomètres.

Sa source se trouve en Ardèche, sur le versant sud du mont Gerbier-de-Jonc, au sud-est du Massif central.

Son embouchure vers l'océan Atlantique se trouve dans le département de Loire-Atlantique, à l'ouest de la région des Pays de la Loire.

Son cours se situe intégralement en France.

Son bassin versant de 117 000 km2 occupe plus d’un cinquième du territoire français.

Son cours se décrit en plusieurs régions successives :

- La Loire supérieure,

- le Val de Loire,

- la Basse-Loire .

- l'estuaire.

Jusqu'au milieu du XIXe siècle, la Loire était la voie principale par laquelle transitaient les marchandises de l'intérieur du pays jusqu'au port de Nantes.

L'arrivée du chemin de fer, qui relie aujourd'hui Paris à Saint-Nazaire en passant par Le Mans, a changé la donne.

Étymologie

Le nom de la Loire figure dans les textes anciens sous la forme Liger qui dérive probablement du gaulois liga, désignant la vase ou le limon.

Hydrographie

Une constatation générale mérite d'être notée avant tout sur la Loire : le profil général de son lit sur la longueur, est celui d'un escalier. Des paliers à peu près horizontaux se succèdent, reliés les uns aux autres par de brusques décrochements. Le cours du fleuve, qui suit l'escalier, est fait de mouilles, endroits suffisamment profonds pour être toujours immergés, et de seuils peu profonds, à peu près découverts en basses eaux, où le courant est rapide et où les bancs de sable ou de galets sont nombreux.

Les seuils sont franchis par des jards, chenaux plus ou moins profonds selon les saisons. Ces chenaux sont rarement au même endroit d'une année sur l'autre : lors de ses hautes eaux (habituellement en février et en octobre, en plusieurs périodes de quelques jours chacune) la Loire occupant sinon la totalité de son lit majeur du moins une grande part de celui-ci, remanie son lit en profondeur. Le fond du fleuve est ainsi marqué d'instabilité chronique

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La Loire supérieure

La Loire n'est encore qu'un ruisseau de montagne au débit rapide lorsqu'elle rencontre son premier affluent, l'Aigue Nègre, après seulement 2,5 km, alors que cet affluent en a parcouru 4 km.

Sur ses 10 premiers km, le fleuve naissant coule vers le sud-ouest. Elle se gorge de nombreux affluents tels la Semène et le Furan, qui sont marqués par les excès de l'hydrographie dans le Velay : cours pentus, flots rapides, dénivellements soudains de terrain avec chutes d'eau souvent importantes.

La Loire se tourne ensuite en direction générale du nord pour remonter l'est du Massif central. Le premier barrage rencontré est celui de Lapalisse, en Ardèche.

Serpentant alors de gorges en défilés le long du talweg, son parcours est entrecoupé de bassins qui sont autant de fossés tectoniques comblés d'alluvions : la plaine du Puy, la plaine du Forez, celle du Roannais pour les plus étendus, d'autres plus petits comme celui de l'Emblavès (bassin de Lavoûte-sur-Loire et Chalignac) ; également appelé Emblavez), Feurs.

Elle commence à être flottable au village de Retournac en Haute-Loire, à environ 37 km au nord et en aval du Puy-en-Velay; mais de nos jours le barrage de Grangent construit dans les années 1950 à environ 2 km en amont de Saint-Rambert, interdit définitivement tout flottage de long cours.

À 50 km en aval de Retignac, près de Saint-Rambert, son débit devient suffisant pour « porter bateau ». Mais jusqu'à Roanne la navigation est extrêmement dangereuse par endroits.

La gorge des roches (défilé de Neulise) Appelé la gorge des roches par les ingénieurs des mines, ce défilé sauvage s'allonge sur 32 km de Saint-Priest-la-Roche au sud (en amont) à Villerest au nord (en aval).

Avant la mise en service du barrage de Villerest, c'était la partie la plus impressionnante des gorges de la Loire.

Sortie du Massif central, juste avant le nivernais elle s'infléchit vers le nord-ouest et commence à remblayer son lit.

C'est le début de cette particularité ligurienne : l'exhaussement du lit, qui est la cause directe de phénomènes particuliers à la Loire.

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Exhaussement du lit de la Loire

Se chargeant vigoureusement d'alluvions dans son pays natal montagneux, elle les dépose tout le long de son cours dès qu'une pente plus douce l'assagit.

Accumulés, ces alluvions remblaient son cours, chassent la Loire de son propre lit en l'élevant, et causent des infiltrations dans les couches de terrains perméables. On voit alors ses affluents, moins travailleurs, arriver pour la confluence à un niveau plus bas que la Loire ; ils doivent alors la longer en parallèle jusqu'à pouvoir rattraper la différence d'altitude plus bas en aval.

Cet exhaussement et toutes ses conséquences caractéristiques, commencent dès la sortie du Massif central et perdure jusqu'à ce qu'elle rencontre le Massif armoricain.

Hydrologie

Le débit moyen de la Loire est très irrégulier. Il est, en moyenne sur une année, de 350 m3⋅/s à Orléans et de 900 m3⋅/s à l’embouchure. Cependant, il peut parfois brutalement dépasser les 2 000 m3⋅/s pour la haute Loire et 7 000 m3⋅/s en basse Loire en période de crue. Le débit est partiellement régulé par trois barrages : Grangent et Villerest sur la Loire ; Naussac sur l'Allier.

Ils permettent la retenue des eaux pour écrêter les crues, et le relargage pour maintenir un débit suffisant, en particulier afin de permettre le refroidissement des quatre centrales nucléaires situées sur le fleuve : Belleville, Chinon, Dampierre et Saint-Laurent.

Grandes crues

En Haute-Loire, les crues de septembre 1980 ont fait six morts et vingt blessés (Coubon). Un déluge s'était abattu en une nuit sur la façade cévenole du bassin. La crue est montée de 6 cm/s pour atteindre un débit de 2 000 m3/s.

L'averse a eu lieu alors que le torrent était à sec. C'est la dernière grande crue cévenole en date.

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Le sable de Loire

Le sable de Loire n’est pas une denrée inépuisable.

La ‘’production’’ annuelle de sable par la Loire est estimée entre 500 000 et 1 million de tonnes. Tant que l’extraction du sable ne disposait que de moyens artisanaux, le prélèvement humain était largement inférieur à cette production.

La situation a changé au cours des dernières décennies du XXe siècle. L’extraction s’est industrialisée en même temps que les besoins augmentaient. Il est vrai que le sable de Loire est un sable d’excellente qualité. En 1972, il en fut prélevé 5 millions de tonnes rien qu’en Maine-et-Loire et Loire-Atlantique.

En 1982, il fut décidé que tout prélèvement de sable de Loire cesserait à la fin 1992. Cette décision permet au fleuve de restaurer ses réserves de sable, nécessaires à son équilibre écologique. Elle permet aussi au fleuve de recommencer à apporter du sable en mer lequel est nécessaire à l’équilibre de la côte et au maintien des plages.

Depuis des décennies, les maraîchers nantais utilisaient du sable de Loire : 500 tonnes par hectare et par an. Leurs besoins annuels sont évalués à 600 000 tonnes. Après certains semis (carotte, mâche, radis), un fin voile de sable était épandu sur le sol. Cet apport contribuait au fil des ans à alléger les sols trop lourds ; ces sols se réchauffaient plus vite au printemps. Ce sable contribuait ainsi à la précocité, à la qualité, à la saveur et à la réputation des légumes nantais.

Les maraîchers nantais utilisent maintenant du sable de mer dont une partie vient probablement de la Loire.

Dernier « fleuve sauvage » ? Malgré plusieurs barrages et d'importantes protections latérales contre les crues, la Loire est souvent présentée comme le « seul grand fleuve sauvage » survivant en France : elle est aussi un « royaume » de paysages somptueux et de milieux naturels très riches. Mais cette appellation, selon les archéologues nauticiens et autres historiens, est très abusive : la Loire est un fleuve « civilisé » depuis l'Antiquité, de par sa position privilégiée, avec le Rhône, dans l'isthme français entre les mondes méditerranéen et atlantique. Très tôt elle a connu des aménagements pour favoriser la navigation et protéger les populations riveraines de ses crues légendaires. La Loire a engendré une civilisation ligérienne qui lui est propre, avec ses traditions, ses savoir-faire, ses coutumes, son parler, même si aujourd'hui, avec la disparition de sa navigation, cette identité est perçue de manière moins évidente. Parler de la Loire comme d'un « fleuve vivant » serait plus approprié au regard du lit en tresse qui le caractérise et qui donne à ses paysages un air de jungle originelle. Nous remercions tous nos animateurs Liguriens de nous l’avoir fait découvrir et de nous y emmener si souvent.

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Dernier « fleuve sauvage » ?

Malgré plusieurs barrages et d'importantes protections latérales contre les crues, la Loire est souvent présentée comme le « seul grand fleuve sauvage » survivant en France : elle est aussi un « royaume » de paysages somptueux et de milieux naturels très riches.

Mais cette appellation, selon les archéologues nauticiens et autres historiens, est très abusive : la Loire est un fleuve « civilisé » depuis l'Antiquité, de par sa position privilégiée, avec le Rhône, dans l'isthme français entre les mondes méditerranéen et atlantique.

Très tôt elle a connu des aménagements pour favoriser la navigation et protéger les populations riveraines de ses crues légendaires.

La Loire a engendré une civilisation ligérienne qui lui est propre, avec ses traditions, ses savoir-faire, ses coutumes, son parler, même si aujourd'hui, avec la disparition de sa navigation, cette identité est perçue de manière moins évidente.

Parler de la Loire comme d'un « fleuve vivant » serait plus approprié au regard du lit en tresse qui le caractérise et qui donne à ses paysages un air de jungle originelle.

Tag(s) : #Coubon
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