Pas que les enfants
Le manque de vitamine D est particulièrement préjudiciable à la fois chez les jeunes et les personnes âgées. Chez les enfants, cette carence se manifeste par le rachitisme.
Chez l’adolescent, cela peut se manifester par de la tétanie et de la spasmophilie.
Chez les personnes âgées, elle provoque l’équivalent du rachitisme, l’ostéomalacie (ramollissement de l’os).
Chez les adultes, la carence entraîne des douleurs articulaires, des troubles de la marche, une faiblesse musculaire et de la tétanie.
Dans tous les cas, le sang a tendance à l’acidification et on peut avoir une augmentation du chlore, associée à une baisse du calcium et du phosphore perceptible dans la prise de sang.
En vieillissant, on constate une chute de la production de vitamine D car l’influx des UVB sur la synthèse de la vitamine D est moindre.
Ainsi, on a constaté que pour les personnes âgées en institution, l’exposition à des rayons ultraviolets n’apporte plus en effet que 20µgde vitamine D, alors que chez l’adulte un traitement aux ultraviolets équivaut à un apport de 250 à 500µg.
Les personnes âgées en produisent donc 10 fois moins.
Les dangers du synthétique
La vitamine D agit sur presque tous nos tissus et nos organes. Dès lors, si I’on décide de se supplémenter, il faut être vigilant quant à son origine.
ll s’agit en général de Vitamine D2 qui, à la différence de la D3, n’est pas synthétisée par notre organisme mais nous est fournie par certains aliments (principalement les poissons gras et notamment leurs huiles) ou par des compléments alimentaires.
Or la vitamine D de synthèse peut être toxique. Au-delà d’une prise quotidienne supérieure à 50 µg par jour de D2 (2 000 Ul) chez le nouveau-né (ce qui peut arriver suite à une erreur de dosage des gouttes dans le biberon), on a observé un bombement douloureux des fontanelles.
Chez I’enfant, elle entraîne une perte d’appétit, une soif intense, de la diarrhée et une polyurie (besoin constant d’uriner).
La suite demain.