Quant au déroulement des festivités, il est au moins aussi clair que les métaphores du gourou.
Un système de queue a été mis en place, "mais pas linéaire, Amma n'aimait pas, ça lui donnait l'impression d'être une rock star", nous explique Sabine, jolie scénariste blonde de 45 ans, bénévole. Elle poursuit en plaisantant, "même moi, je ne comprends pas comment c'est organisé !".
Pourtant, pas de cohue, tout semble régi par un ordre sourd, selon les principes utopiques de l'anarchie. Il en va de même pour les multiples projets humanitaires de l'ONG fondée par Amma, "Embracing the World" : pas de salariés, pas de dogme, mais pourtant des actions, en Inde surtout (l'ONG nourrit par exemple 10 millions de personnes là-bas), et aux quatre coins du monde.
Et des distinctions, de l'ONU, de l'ancien président indien A.P.J. Abdul Kalam ou de Mohammad Yunus, prix nobel et fondateur de la Grameen Bank, "Amma en a fait beaucoup plus pour la société que bon nombre de gouvernements pour leur peuple".
Mathilde, une autre bénévole, nous raconte : "Les projets se définissent localement et ponctuellement, on n'a pas vraiment de ligne directrice" ; elle ajoute avec ironie, "bon à part l'amour, bien sûr".
Bon!
Qui s'y colle jeudi?
Pas moi, je n'ai pas la poitrine adéquate...