Mais voici la rupture, le climat se vivifie. La mer revit.
Plus d'immenses étendues plates, grises ou or, aux reflets changeants.
Ici commence le domaine des rochers, des vagues et des lames, de l'écume, des îles, du vent, des pointes déchiquetées, de la lutte séculaire de la mer à l'assaut des falaises, du cri des goélands partant pour l'île des Landes.
Les ajoncs apparaissent, nimbant d'or au printemps les secteurs laissés libres par la route côtière.
Sur sept kilomètres s'étend la seule portion d'Ille-et-Vilaine épargnée par l'urbanisation, sept kilomètres alternant rochers et dunes, caps et baies, les uns incitant à la contemplation, les autres à la baignade.
L'anse Duguesclin garde encore le souvenir de la famille du connétable de Charles V. L'image de Colette et de son roman le blé en herbe domine la plage de la Touesse.
L'île du Grand chevreuil se profile, la plage de la Guimorais se prête à votre cheminement. Au Havre de Rothéneuf, fin du retour à la nature (et quelle nature) si vous avez la chance de le traverser au moment de la floraison des statices qui ont voulu lutter contre la mer en inventant un autre bleu.
Des villes se profilent: Rothéneuf et ses rochers sculptés, Paramé.
Un dernier îlot de verdure, la pointe de la Varde et les hautes murailles de la cité corsaire vous accueillent. Le Saint-Malo d'entre les murs (pardon Saint-Servan et la Tour Solidor!) avec son prolongement naturel de quais et de digues, d'îlots, de grèves et de plages.
3 - De port-Picain à Saint-Malo: 28km.
