HISTOIRE
La mer présente dans les souvenirs et la vie actuelle
Souvenirs
Immortalisée par les romans de Pierre Loti, la grande pêche à la morue, sur les bancs de Terre-Neuve et d’Islande, a marqué l’histoire de Paimpol et de sa région.
De 1852 à 1925, chaque année, quarante à cinquante goélettes, armées chacune de vingt à vingt-cinq hommes, appareillaient de Paimpol au début du printemps pour aller pêcher la morue sur les côtes d’Islande.
A leur retour au port en automne, il en manquait souvent. Pendant cette période, cent-vingt bateaux firent naufrage à cause du mauvais temps ou de la brume…Soixante-dix goélettes furent perdues corps et biens, et deux mille marins périrent en mer.
De la croix des Veuves, où les femmes venaient guetter le retour du bateau en retard, aux ex-voto émouvants des chapelles, du mur des disparus en mer du cimetière de Ploubazlanec au musée de la mer de Paimpol, les évocations de la « grande pêche » sont omniprésentes.
La « pêche à Islande » occupe la mémoire de Paimpol et des communes environnantes, où les armateurs se déplaçaient pour recruter leurs équipages, souvent de jeunes paysans, fils de familles nombreuses et pauvres.
D’autres ports voyaient parti des goélettes pour Terre-Neuve ou les côtes d’Islande : ainsi, Saint-Quay-Portrieux et Binic ont aussi payé un lourd tribu à la grande pêche.
Les agglomérations ont toutes une rue ou une venelle des « Islandais » en souvenir de ce rude passé.
