Des cas de maladies neurologiques.
Les bactéries peuvent aussi modifier la communication neuronale.
- Soit de façon indirecte : les borrélies possèdent des flagelles composés d’une protéine appelée flagelline.
Les lymphocytes produisent des anticorps anti-flagelline.
Comme la myéline (qui compose la gaine de nos nerfs) est de structure chimique très voisine de la flagelline, ces anticorps s’attaquent alors à la myéline, perturbant puis bloquant la conduction nerveuse.
- Soit de façon directe : en envahissant les cellules cérébrales, car les borrélies ont la faculté de s’enkyster sous forme réduite (1% de leur volume initial tout en préservant l’ensemble du génome), ce qui leur permet de passer la barrière hémato encéphalique et de se redévelopper dans des conditions plus favorables après avoir atteint l’intérieur des cellules nerveuses, entraînant par exemple schizophrénie, autisme, Parkinson, Alzheimer, dépression.
Autres cas suspects
Les ravages sanitaires des borrélies ne s’arrêtent pas là.
Le pharmacien Bernard Christophe a, avec l’expérience de plus de 15 000 cas, pu rencontrer des problèmes très divers, dont l’origine, était finalement une borréliose : polyarthrite rhumatoïde, fibromyalgie, syndrome de fatigue chronique, sclérose en plaques, spondylite ankylosante, migraines inexpliquées, hypertension, extrasystoles, troubles du rythme cardiaque.
Car on se rend compte également que la tique, principal porteur des bactéries, n’est pas le seul. D’autres insectes hématophages sont également vecteurs de contamination : taons, araignées, poux, puces, aoûtats, et autres insectes piqueurs.
Ainsi, c’est potentiellement une grande partie de la population qui a été en contact avec l’une ou l’autre des espèces de borrélies et, même si les symptômes n’apparaissent pas systématiquement, on ne peut pas non plus être sûr qu’ils n’apparaitront pas un jour…
Les symptômes peuvent se manifester des années et même plusieurs décennies après une piqûre infectante.
Suite et fin demain.