Un chapelet d'îles
Borde Marseilleveyre au sud-ouest : de l'île Maïre, qui touche presque la pointe des Goudes (la passe du cap Croisette a moins de 100 mètres de large), à l'île de Riou un peu plus au large au sud (à 3 kilomètres de la côte), en passant par les îles de Jarre et Calseraigne, toutes ces îles, de la même nature géologique, étaient reliées au continent il y a quelque 20 000 ans, pendant la régression marine provoquée par la dernière glaciation, époque où des hommes décorèrent la fameuse grotte Cosquer.
Topographie
Ces massifs, et les îles associées, constituent un ensemble rocheux de nature calcaire au relief très accusé. Aucun cours d'eau ne les parcourt, mais ils portent la marque d'une érosion ancienne, dont les calanques sont la trace la plus connue ; mais les vallons qui entaillent le massif sont aussi particulièrement accusés, tel le bien nommé Malvallon, au-dessus de la calanque de Marseilleveyre. On y trouve aussi des grottes (Saint-Michel d'Eau douce au-dessus de Callelongue, Grotte Roland au-dessus de Montredon), des avens ou gouffres (la Gardiole), des roches percées (les Trois arches dans le Malvallon, le pas de la Demi-Lune, etc.) Sur le plateau dit de l'homme mort (déformation probable d'un orme mort) on trouve une surface karstique où le pied se pose difficilement. Au sud-ouest du massif, le rocher des Goudes est une étroite « lame » aux parois verticales, reliée au rocher Saint-Michel par une « dentelle » dont le franchissement est délicat. Ces deux rochers sont sans doute les sites d'escalade les plus fréquentés du massif.