Si les borrélies sont particulièrement redoutables,
c’est qu’elles sont très élaborées pour de simples bactéries.
Elles sont douées pour de multiples adaptations grâce à leur génome qui leur permet la production de protéines de surface voisines des tissus où elles se trouvent.
Cela leur permet de se cacher du système immunitaire qui alors ne produit pas d’anticorps et rend le dépistage souvent négatif.
Elles ont par ailleurs une étonnante faculté à l’enkystement dans des conditions défavorables et sous forme réduite ce qui les rend invisibles au microscope. Elles sont dotées d’une structure de surface, capable d’assurer à la fois des systèmes de défense (résistance aux antibiotiques), des échanges d’informations entre elles et pouvant servir de mode de reproduction.
Toutes ces facultés rendent les bactéries borrélies particulièrement dangereuses et proliférantes.
Quelques exemples médicaux documentés apportent un éclairage saisissant sur ces bactéries. Par exemple, comment, lorsqu’elles sont au niveau de la thyroïde, elles vont produire des protéines de surface voisines des protéines environnantes.
Si ensuite elles se déplacent vers d’autres tissus, le système immunitaire va réagir et fabriquer des anticorps contre ces protéines de surface qui n’ont pas à être ailleurs que dans la thyroïde. Et, par la suite, ces mêmes anticorps vont s’attaquer aux protéines de la thyroïde et donc aux tissus de la thyroïde, ce qui caractérise une maladie auto-immune (thyroïdite d’Hashimoto).
Le pharmacien Bernard Christophe, qui étudie la maladie depuis 17 ans, estime qu’il en est certainement de même pour d’autres maladies auto-immunes (sclérose en plaques, diabète, SLA, allergies, etc.) dont certaines pourraient être dues à une borréliose.