
Chacun se doit, en tenant compte de son contexte particulier, d’identifier les facteurs susceptibles de favoriser l’émergence ou la prolifération d’un cancer, afin d’œuvrer rapidement à leur éradication et, quand ce n’est pas possible, à leur moins grande prégnance.
On se doit de prendre en compte différents facteurs dont certains ne dépendent pas de nous.
L’hérédité (exemple : les femmes porteuses d’une mutation sur l’un des gènes BRCA1 ou BRCA2 sont exposées à un risque de cancer du sein et/ou des ovaires nettement supérieur à la moyenne).
L’exposition accidentelle à un toxique (exemple : développer un cancer du rein du fait de la présence d’acide aristolochique, un puissant cancérigène, dans des compléments alimentaires commandés sur Internet).

Mauvaise alimentation : trop de glucides, trop d’acides gras de mauvaise qualité (entre autres, les acides gras trans artificiels : huiles hydrogénées), rapport oméga-6 sur oméga-3 trop élevé (préférence pour les huiles de tournesol, de maïs ou de pépins de raisin au détriment des huiles de colza, de lin ou de caméline, déficit en produits marins, notamment en poissons gras), trop de produits laitiers, trop de viande rouge et de charcuterie, aliments trop cuits (cuisson au barbecue, au four, au grill), pas assez de fruits et légumes verts frais.
Complémentation alimentaire absente, insuffisante ou mal équilibrée : carence fréquente en magnésium et vitamine D, formules proposant fer, cuivre et manganèse alors que ces minéraux facilitent l’oxydation dès qu’ils sont en excès...
- Exercice physique insuffisant.
- Manque d’exposition à la lumière solaire.
- Troubles chroniques du sommeil.
- Certaines addictions : alcool, tabac, jeux vidéo.

Polluants chimiques dans l’air, dans les produits de rénovation et d’entretien, dans les cosmétiques et dans l’alimentation : métaux toxiques, particules fines en suspension, perturbateurs endocriniens (pesticides, phtalates, bisphénol A).
Polluants physiques : radiations ionisantes au travail, à domicile (radon dans le sous-sol) ; ondes électromagnétiques artificielles (appareillages modernes connectables sans fil).
Métiers provoquant une perturbation de l’horloge biologique : travaux de nuit, postés ou exigeant de fréquents voyages aériens.
Bruit : au travail, dans les transports, chez soi (proximité d’une voie de circulation très fréquentée par les automobiles, les trains ou les avions).
Lumière nocturne dans la chambre à coucher : éclairage public, réveil à écran lumineux.

Attirance pour les impressions négatives : informations, lectures, films, jeux vidéo focalisés sur la violence ou sur toute autre forme d’événements déprimants.
Pensées et émotions négatives récurrentes, facteurs de stress et d’anxiété chroniques.
Tempérament « oiseau de nuit » qui conduit à de graves perturbations du cycle veille/sommeil.
Pas assez de temps consacré à un véritable repos (pauses en silence, sieste, méditation).

Afin d’évaluer le risque de tomber malade dans l’année suivante, deux chercheurs ont élaboré une échelle qui prend en compte 43 situations stressantes, attribuant à chacune un degré de gravité si elle n’est pas rapidement métabolisée. Chacun peut ainsi établir son profil de risque en passant au crible les deux dernières années qu’il vient de vivre. Si une situation se répète et qu’elle impacte l’équilibre émotionnel, elle doit être comptabilisée autant de fois qu’elle est active. Exemple : trois deuils de proches compteront pour 63x3, soit 189 points.
Ainsi, si ce qu’on a totalisé est compris entre...
– 0 et 150 points, le risque de maladie ou d’accident est très faible.
– 151 à 199 points, le risque est compris entre 30 et 35 %.
– 200 à 299 points, le risque est compris entre 50 et 55 %.
– Égal ou supérieur à 300, le risque est de 80%.