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Bien vivre après un diagnostic de cancer
Sortir de la peur de... vivre

Vivre, c’est oser : oser réaliser ses aspirations (les choses qui nous intéressent plus que toutes les autres) et, à travers elles, oser devenir cet être humain unique qui, par sa différence, apporte quelque chose au monde et l’enrichit. Vivre, c’est donc affronter les peurs qui ont pour objet la satisfaction des besoins : aussi légitime soit-elle, celle-ci ne va en effet pas de soi dans certains contextes. C’est ainsi que la peur de passer à côté de sa vie se transforme en peur de mourir sans avoir réalisé ses rêves. C’est une caractéristique de toute maladie grave que de rappeler l’urgence de vivre. Encore faut-il en prendre conscience et demander de l’aide car, seul, on ne peut rien.

 

Les besoins essentiels de l'être humain

Dans le cadre du présent dossier, nous désignons comme un besoin, toute « exigence née d’un sentiment de manque, de privation de quelque chose qui est nécessaire à la vie organique ».

En corrélation avec la définition de la santé donnée par l’Organisation mondiale de la santé ( « état de complet bien-être physique, mental et social, qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité »), la liste des besoins de l’être humain comprend, entre autres, les éléments suivants :

  • Une alimentation suffisamment abondante pour satisfaire les besoins quotidiens en énergie et la régénération permanente des tissus, c’est-à-dire équilibrée en glucides, protéines et lipides, riche en micronutriments (minéraux, vitamines, para vitamines, acides aminés essentiels, acides gras oméga-3...) et dénuée de toute forme de pollution (chimique ou physique).
  • Un air de bonne qualité au domicile, sur le lieu de travail, dans la rue et dans les moyens de transport.
  • Des temps de repos régulièrement répartis au cours de la journée, afin de conserver le meilleur niveau d’efficience possible.
  • Un sommeil naturel de bonne qualité.
  • Une sexualité épanouie.
  • Le sentiment de sécurité : avoir un toit, un salaire décent, un environnement sain sur les plans physique, émotionnel et intellectuel.
  • Le sentiment d’avoir sa place dans la société, quelles que soient les différences dont on est porteur. Autrement dit, recevoir suffisamment de signes positifs de reconnaissance : paroles aimables, appréciation par autrui de ses compétences (compliments, primes, promotion), cadeaux (même un simple sourire, un regard bienveillant).
  • Le respect de soi : savoir dire non quand il le faut, et savoir ne pas aller au-delà de ses capacités.
  • La joie de vivre, acquise en réalisant les aspirations qu’on porte au fond de soi.
  • En cas de difficulté, pouvoir compter sur une aide adaptée : un entourage compétent, compatissant, respectueux des croyances et des choix personnels, stimulant et capable de nous protéger contre les personnes potentiellement toxiques.

 

Un cycle vertueux

À la lecture de cette énumération, chacun peut dresser pour soi-même un bilan de l’état de satisfaction de ces différents besoins légitimes. Pour certains, le décalage entre ce qui est vécu au quotidien et ce qui est décrit ci-dessus apparaîtra immense. Par voie de conséquence, accéder à une bonne qualité de vie semblera mission impossible.

Il y a heureusement une façon habile de contourner cette difficulté : se placer dans la position d’un étudiant débutant un cycle de formation dont il a saisi l’intérêt parce qu’il en a compris tous les bienfaits potentiels. On peut alors décider de commencer par la chose la plus simple, puis donner le meilleur de soi-même pour la réaliser et, lorsque c’est fait, observer les effets que cela produit en soi : détente, satisfaction, joie, entrain, etc. Passer ensuite à la chose qui paraît désormais la plus simple, donner le meilleur de soi-même pour la réaliser et observer à nouveau les effets que cela produit en nous...

Chaque changement opéré entraîne un effet immédiat et durable dans les dimensions physique, émotionnelle, intellectuelle et parfois spirituelle. Bien évidemment, comme dans tout autre apprentissage, on ne réussit pas toujours du premier coup à acquérir une nouvelle habitude : acceptation de l’échec et persévérance sont nécessaires. Aussi, pour éviter de tomber dans l’auto-dépréciation, une bonne méthode consiste à se répéter régulièrement ce mantra que le Dr O. Carl Simonton, médecin américain spécialisé dans le soutien psychologique aux malades cancéreux, préconisait régulièrement :

« Je suis un être humain faillible, je suis un étudiant de la vie ! »

 

Besoin de comprendre pour croire en une possible guérison

Afin de conjurer la peur générée par la maladie, l’être humain moderne a besoin de comprendre : connaître les causes permet d’élaborer des traitements et d’entrevoir la guérison. À condition, toutefois, de prendre en compte toutes les origines possibles, ce que la médecine conventionnelle ne fait pas assez, notamment en ignorant l’impact du tempérament, des émotions et des liens transgénérationnels.

À suivre...

Tag(s) : #Il faut savoir
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