
La naissance, bien-sûr!
Puisque au premier souffle, à la première inspiration, les odeurs et surtout celle de notre mère, sont venues à notre rencontre.
Il y a alors comme chez d'autres animaux une reconnaissance mutuelle par l'odeur corporelle (connaître c'est naître ensemble). Il y a aussi entre autres exemples, le déclenchement du réflexe de succion au parfum du sein.
À la première heure, notre identité est aussi une identité olfactive, qui changera avec l'âge mais aussi avec les émotions ou notre état de santé de chaque jour. Nous conservons néanmoins toujours une "marque de fabrique".
L'odorat est constamment en éveil comme un vestige d'une époque où il fallait toujours être sur ses gardes.

...au quotidien pour nous orienter, apprécier la fraîcheur de la nourriture, pour envisager notre état de santé.
Des odeurs telles que celles de l'haleine ou des urines ont longtemps fait partie des éléments de diagnostic et une des questions les plus quotidiennes qui soit n'est-elle pas: "Comment te sens-tu?" ce qui presuppose que l'odeur corporelle change avec l'état de santé.
On peut même apprécier ces mêmes indicateurs chez les autres (sentir la peur, par exemple) ou bien encore émettre un jugement olfactif ("être puant").
Mais on considère aussi le nez comme un organe intuitif.
Là encore, les expressions populaires ont beaucoup à dire: "je le sens bien" (où l'on perçoit l'amalgame entre sentir et ressentir), "avoir du flair" (où l'on estime que les animaux se servent de leur museau comme d'un radar intuitif), "je ne peux pas le sentir" (le blairer) où le nez devient parfois même, source d'à priori.
Le nez serait donc, avec le coeur, l'organe des intuitions?
Le sixième sens serait-il l'olfaction?
Extrait des cours d'aromathérapie, dispensés par Geneviève Bossy, enseignante à l'ELPM (Ecole Lyonnaise de Plantes Médicinales et de savoirs naturels)
À suivre...