
Le mal a dit... (suite et fin)
La gorge est la voie de l'expression. L'angine et pourquoi pas l'enrouement, "coupe le son" entre soi et autrui. Soit quelque chose n'est pas passé, est resté "en travers de la gorge": impossible d'avaler cette histoire!
"Soit quelque chose n'est pas dit, réprimé, avalé... chercher alors ce que l'on ose pas dire, en parlant de nous, de notre sensibilité blessée, de nos peurs... pour redonner de l'énergie à cette pauvre gorge abandonnée..."
Bronche pas!
Nous voilà avec l'expression la plus caricaturale de ces "pathologies de pression".
Ici, l'individu "ne communique plus avec le ciel", perd le goût de la vie, isolé et découragé. Il tousse pour tenter de lever la pression. Pour la médecine chinoise, les pensées néfastes obstruent et créent des glaires. Si la bronchite devient chronique, il y a urgence à opérer une mutation de notre façon de voir la vie.
Ici, même la médecine orthodoxe reconnaît souvent une composante psychique à cette pathologie et incrimine prudemment le stress et l'angoisse comme facteur déclenchant.
L'asthme, par sa manifestation, exprime l'étouffement, l'oppression, plus que toutes les autres pathologies respiratoires, selon la phrase de Jacques Salomé "j'étouffais (j'ai tout fait) pour toi...".
Dans sa composante allergique: à qui, à quoi est-on allergique?
C'est un terrain hypersensible, prisonnier de ses émotions. La véritable guérison passera par la conscience de prendre soi-même sa vie en charge, se sentir libre d'être soi-même.
C'est un conflit d'envahissement, ça s'agrippe... et ça se grippe!
En vieux français, le mot grippe vient de griffe qui signifiait au sens figuré querelle, mais avec la notion de quelque chose qui vous saisit brusquement.
C'est le moyen que trouve notre organisme pour décoincer, décrocher, lâcher, nous arrêter et pouvoir prendre l'air.
La grippe est un "disjoncteur" qui va permettre enfin un nettoyage (fièvre + jeûne hydrique) et un repos forcé. permettant d'abandonner l'ancien pour aller vers plus d'équilibre. Comme toutes les maladies, son but est une information, pour permettre un changement.
Les muscles (ceux qui s'agrippent) sont touchés, avec accumulation d'acide lactique créant des micro lésions; Les douleurs musculaires caractéristiques témoignent de ce travail de réparation en profondeur.
Mon grain de sel:
Je cite:
"Si quelqu'un me guérit et me retire mon mal, j'entends aussi qu'il me hisse au niveau de conscience que j'aurais atteint si j'avais moi-même résolu ce que ce mal devait m'apprendre.
Sinon, s'il me laisse dans le même état de conscience après m'avoir retiré mon mal, il me vole l'outil de ma croissance que peut être cette maladie"
Yvan Amar (1950-1999)
On peut adhérer ou pas...
Ça donne quand même à réfléchir...