
Pour prendre correctement soin de sa peau, il convient d’en comprendre le fonctionnement. Sans oublier de prendre conscience de ce que cachent les cosmétiques derrière leurs effluves enjôleurs.
Faire un réquisitoire contre les cosmétiques prendrait à lui seul un dossier entier. Il est tout de même bon de rappeler quelques faits ici.
Les huiles minérales (paraffine et vaseline) sont des produits dérivés du pétrole. Ces hydrocarbures bouchent les pores de la peau et peuvent provoquer à long terme des maladies telles que de l’eczéma et autres irritations. Le comble : ces huiles entre dans la composition de certaines crèmes prescrites en cas… d’eczéma.
Les silicones (methicone, solixane, cyclopentasiloxane…) entrent souvent dans la composition de shampoings, déodorants et autres crèmes. On leur attribue des vertus hydratantes parce qu’ils laissent un film donnant la sensation de douceur. Ce film obstrue la peau et bloque sa fonction d’émonctoire.
Les parabènes (comme le parahydroxybenzoate de méthyle, l’éthylparabène…) sont utilisés comme conservateurs dans la plupart des cosmétiques non bio. De nombreuses études les suspectent d’être cancérogènes. Malheureusement, si l’industrie a compris que l’utilisation de parabènes n’était plus vendeur, ses substituts (conservateurs synthétiques) ne sont pas sans danger.
L’éther de glycol (phénoxyéthanol, phénoxytol). On l’utilise comme substitut des parabènes, sans être pour autant moins dangereux, puisqu’il est considéré comme perturbateur endocrinien. On lui attribue l’origine d’allergies difficiles à diagnostiquer.

Des études montrent un lien entre maladies de peau et carences en vitamines et oligoéléments, au premier rang desquels la vitamine A (sécheresse cutanée et kératoses) ou encore les vitamines B, qui permettent la croissance des tissus. Par exemple, la carence en B2 peut être liée aux dermites séborrhéiques. La carence en vitamine E entraîne quant à elle une accélération des signes de l’oxydation de la peau (l’héliodermie). Parmi les oligoéléments, citons le calcium (sécheresse de la peau et ongles cassants), le manganèse (relâchement de la peau), le sélénium (héliodermie, ongles striés), le silicium (rides), le soufre (peau grasse, malsaine) et le zinc (dermites…).
L’héliodermie, ou vieillissement héliodermique, est l’altération cutanée qui survient progressivement et qui est due à l’exposition aux UV. À ne pas confondre avec le vieillissement chronologique, caractérisé par le relâchement des tissus cutanés survenant avec l’âge et aggravé par l’attraction terrestre qui attire les corps vers le bas.
À suivre...