
Vous avez pu faire la connaissance d'un groupe d'une famille de Brassica, moutarde de son petit nom.
Cette famille est nombreuse: Brassica alba (moutarde blanche), Brassica nigra (moutarde noire), Brassica campestris (moutarde des champs), Brassica juncea (moutarde brune) et j'en oublie certainement.
Autrefois appelée Sinapis (Sinapis alba, etc.) qui vient du grec sinapi, nom que l'on donnait dans cette langue à la moutarde, et qui a donné "sinapisme".
Puis, comme je vous l'expliquait, on a découvert que cette plante appartenait au même genre botanique que le chou, si bien qu'elle a été classée dans la famille des Brassica, mot d'origine celtique qui désigne le chou potager.
En français, on l'a d'abord appelée "sénevé".
Le mot "moutarde", qui est dérivé de "moût", n'est apparu que plus tard, lorsqu'on eu l'idée de broyer des graines de sénevé avec du moût de vin, ce qui a donné naissance au célèbre condiment jaune que vous connaissez.
Il faut savoir que cette pratique existait depuis longtemps, puisque Pline l'Ancien en parlait déjà et s'en servait alors comme médicament.
Connue depuis l'Antiquité et dès le Moyen-Âge, la moutarde était beaucoup plus répandue que le poivre, très cher.
- Brassica alba ou moutarde blanche ou encore plante à beurre (celle que je vous ai présenté) très appréciée comme fourrage pour les vaches laitières.
- Brassica champêtre, moutarde sauvage prolifique, espèce la plus répandue, que l'on aperçoit çà et là disséminée dans les champs.
- Brassica nigra ou moutarde noire dont les graines passent du rouge au noir après maturité. Longtemps utilisée pour préparer la pâte de moutarde qui servait à confectionner des sinapismes.
Et bien d'autres encore...
Mais celle qui m' intéresse le plus est:
- Brassica Juncea, moutarde brune, que j'ai potassé tout le mercredi après-midi afin de vous la présenter. J'en profite pour remercier Christian de m'avoir accordé le temps nécessaire.
Cette espèce, est probablement un hybride, issu du croisement entre Brassica nigra et Brassica campestris, elle est vigoureuse, d'excellente saveur, ingrédient principal de la moutarde de Dijon. Et, ce qui ne gâche rien, une excellente plante médicinale encore utilisée par voie externe en sinapisme dans la médecine populaire pour soigner les bronchites aigues et la fatigue.
Je ne sais pas si vous retiendrez tout ce que je vous ai dit sur cette "belle jaune", mais j'ai eu beaucoup de plaisir à partager cela avec vous.
Nous avons aussi rencontré le célèbre "gratte-cul" et non gratte-dos, cher Christian, le Cynorrhodon (fruit de l'Églantier), "bourré" de vitamine C, entre autres constituants et la Matricaire ou Camomille allemande reconnaissable à ses fleurs blanches ligulées de la périphérie qui sont réfléchies à la floraison. Et non, Bernard, ce n'était pas une marguerite, on ne peut pas la confondre avec. Mais je pense que tu voulais me taquiner.
Bref...
Ce fut une belle journée en votre compagnie!