Produits chimiques, notre poison quotidien
Des risques minorés par l’UE
Pesticides, perturbateurs endocriniens et autres toxiques de notre quotidien s’insinuent donc en nous sans aucun avertissement, sans qu’on ne le remarque et sans douleur.
Et, il est prouvé que les combinaisons de plusieurs pesticides à faible dose, comme on en trouve beaucoup dans le commerce, sont beaucoup plus néfastes qu’une dose massive d’un seul composé toxique.
Ne vous y trompez pas, le danger se trouve partout, et pas seulement dans les produits cosmétiques recensés par UFC-Que Choisir.
On trouve ainsi des toxiques dans l’eau du robinet, dans nos objets du quotidien, dans nos produits de beauté, dans nos médicaments, dans notre alimentation et même dans l’air que nous respirons ; nous sommes cernés.
Sans un minimum d’attention et de changement dans nos habitudes de vie, les conséquences peuvent être catastrophiques.
Des symptômes précurseurs
Les premiers signes de cet empoisonnement sont très variés : maux de tête, tremblements, difficultés respiratoires, allergies cutanées ou encore vomissements.
Mais ces symptômes assez légers sont en fait précurseurs de maux bien plus graves pouvant mettre nos vies en réel danger :
• Alzheimer, dont l’une des causes principales serait l’aluminium très facilement disponible dans les médicaments ou les vaccins. Des études ont prouvé que les pertes de mémoire et la toxicité de l’aluminium pour le cerveau auraient une corrélation certaine. Des études auraient également mis en évidence un lien entre l’écotoxicité de l’aluminium et la sclérose en plaques, la maladie de Crohn et les colopathies fonctionnelles (ou syndrome de l’intestin irritable).
• De nombreuses malformations fœtales trouvent leur cause dans ces poisons de notre quotidien. La transmission des résidus de polluants de la mère à l’enfant pendant la grossesse est très souvent mise en avant lors d’études scientifiques. On retrouve également des retards de croissance chez le jeune enfant pouvant parfois conduire au décès ou à des séquelles à vie.
• Les troubles de l’attention des enfants ainsi que l’autisme sont également discutés dans diverses études et tests neurocognitifs. Même si elles sont très peu mises en avant par crainte d’affoler le consommateur, ces relations sont pourtant bien réelles et effrayantes.
• Le système immunitaire s’emballe en ¬réaction aux agressions des toxiques, entraînant une augmentation significative des allergies en tous genres.
• Les perturbations hormonales font partie des risques majeurs de ces intoxications. Les problèmes de fertilité tant chez l’homme que la femme, les cancers du sein ou encore la puberté précoce des petites filles sont autant de risques à prendre au sérieux.
• Enfin, de nombreuses études épidémiologiques mettent en relation l’exposition aux pesticides et les cancers tels que la leucémie, les tumeurs au cerveau, les cancers de la prostate, de la thyroïde, du sein…
Les pesticides tuent à petit feu, et force est de constater que la Commission européenne chargée des autorisations et des interdictions n’a pas l’air de prendre le problème à bras le corps…
Pour preuve, après deux ans d’attente, elle vient tout juste (pour ne pas dire enfin) de dévoiler ses critères de définition des perturbateurs endocriniens.
Une définition qui a dû mal à passer :
Seuls sont pris en compte que les risques « prouvés » sur la santé humaine.
L’environnement est occulté, tout comme les études menées sur les animaux…
En clair, comme le résume l’eurodéputée Verts-ALE Michèle Rivasi, cette définition fait de nous « des cobayes ».
À suivre...