Il faut arrêter de faire la guerre,
Aux bactéries...
En tout état de cause, l’emploi de déodorants ou d’inhibiteurs de transpiration est à proscrire, car ces produits perturbent le fonctionnement naturel de la peau et ils sont presque tous cancérigènes à long terme.
La propreté des mains est évidemment plus nécessaire que toute autre et se laver les mains avant de passer à table est toujours une habitude à inculquer aux enfants. Elle se justifie surtout par le fait que les enfants qui jouent entre eux posent les mains n’importe où sans aucune précaution.
Mais cette hygiène des mains pose un problème particulier dans les hôpitaux et les cliniques, au sein desquels circulent de nombreux microbes pathogènes, étant donné la concentration de personnes malades dans ces établissements. Aussi recommande-t-on au personnel soignant de se savonner fréquemment les mains, voire d’utiliser des lotions bactéricides.
C’est sans doute inévitable, mais lorsque ces soignants rentrent chez eux, ils doivent penser, après un ultime nettoyage, à s’enduire les mains de crèmes nourrissantes, sous peine de se retrouver un jour avec des mains très abîmées et crevassées, ce qui ne sera bon ni pour eux ni pour leurs patients.
Dans la vie courante,
il ne faut pas oublier que le contact avec diverses espèces bactériennes est un stimulant du système immunitaire et que l’hygiène excessive peut nous rendre plus vulnérables.
On se souvient du film de Jacques Tati "Mon oncle", sorti en 1958, dans lequel une mère de famille maniaque ne cessait d’asperger sa maison et même les pavés de son jardin d’aérosols désinfectants.
Heureusement, son jeune fils allait acheter à l’extérieur des gaufres confectionnées dans une baraque à frites d’une propreté douteuse, ce qui compensait utilement l’hygiène maternelle excessive.
Un article de Pierre Lance, extrait de la revue "Alternatif Bien-Être de février 2016.