Au début de notre ère
Dioscoride, médecin des légions romaines de Néron, cite dans "De Materia Medica", 1000 drogues dont plus de la moitié sont des plantes.
Celles-ci sont décrites avec leur habitat, dans un classement pharmaceutique plutôt que botanique. Ces renseignements sont surtout destinés aux cueilleurs.
Cet ouvrage sera transcrit pendant presque 1.500 ans puisqu'il sera la référence jusqu'à la Renaissance.
C'est essentiellement cette culture grecque qui influencera la tradition médicale occidentale.
À cette même époque, les connaissances médicales de la Chine, de l'Égypte, de l'Inde, sont sensiblement équivalentes à celles des médecins grecs.
Pline l'Ancien,
sans être un scientifique, a le mérite d'avoir rassemblé, dans son "Histoire Naturelle" en 37 volumes, les connaissances de l'époque.
Il s'inspire des travaux de Théophraste, sans en avoir la rigueur scientifique.
Il rapporte aussi bien les connaissances médicales recueillies dans son entourage, que les récits vécus ou colportés par les voyageurs de son époque.
Galien,
médecin grec, codifie, dans 83 traités médicaux retrouvés (il aurait écrit près de 500 ouvrages), les différentes formes d'utilisation des plantes.
Il donnera son nom à une branche de la Pharmacie: la galénique.
Aujourd'hui, chaque année, le "prix Gallien" récompense la recherche pharmaceutique.
Son apport à la botanique reste faible, ses études restant centrées sur l'usage médicinal.
À suivre...