Construite au bout du sillon en 1527 par les Camarétois et dédiée à la Vierge Marie, la chapelle Notre-Dame de Rocamadour (de Roz Madou ou Roc'h Madou) reflète ses formes gracieuses au fond du port de Camaret.
Chacun s'étonne et s'interroge à la vue de son clocher décapité. Il demeure le souvenir vivant de la bataille de Camaret contre les Anglo-Hollandais le 18 juin 1694. Atteint par un boulet ennemi, le clocher a été conservé tel quel en souvenir de ce grand jour.
La légende raconte que Notre-Dame de Rocamadour renvoya le boulet sur le vaisseau qui l'avait tiré et le coula.
Durant des siècles, ses cloches servirent à guider les navires rentrant au port par temps de brume. L'incendie qui ravagea son toit et ses poutres d'origine en janvier 1910 obligea une reconstruction en matériaux modernes.
Heureusement, le mobilier fut préservé et l'on peut ainsi admirer certaines des statues en bois peint, des ex-voto ainsi qu'une réplique du tableau de Charles Collet rappelant ce désastre. La chapelle fut de nouveau restaurée au début des années 1980.
Ce qui intrigue aussi le visiteur, c'est sa dénomination actuelle de Notre-Dame de Rocamadour.
Quel rapport avec le village de Rocamadour dans le Lot? Le mystère demeure entier.
Certes, des pêcheurs bretons fréquentaient le sanctuaire du Quercy aux XVème et XVIème siècles.
Ou bien ce nom est-il dû à une prononciation erronée des fidèles ignorant le breton.
Toujours est-il que l'sage et l'orthographe sont établis. peu importe d'ailleurs Roc'h Madou ou Rocamadour, Notre-Dame est toujours implorée par les Camarétois pour les protéger des tempêtes et remerciée pour le retour, sains et saufs, des êtres chers, rescapés des naufrages.
