Cette maladie tire son nom d'un petit village du Connecticut où ont été identifiés les premiers cas au milieu des années 70.
Pour la petite histoire, il y avait à l'époque tout près de ce village un laboratoire de recherches bactériologiques de l'armée américaine... Depuis il a été fermé.
Faut-il y voir un lien de cause à effet ? On ne le saura sans doute jamais.
Toujours est-il que cette maladie transmise par les tiques portées par des animaux sauvages, daims et chevreuils entre autres, a progressé de manière fulgurante aux Etats-Unis.
Elle s'étend désormais en Europe et en Australie de façon alarmante.
Arte diffuse un documentaire affligeant
Alors faut-il avoir peur de la maladie de Lyme ?
Surtout pas : « Les tiques ont beau ressembler à des monstres, la médecine moderne a la maladie de Lyme sous contrôle ».
Telle est la conclusion sans appel d'un documentaire diffusé le 3 mai dernier sur Arte !
Pendant 50 minutes, ses auteurs ont tenté de répondre à la question : « danger réel ou imaginaire ? ». Ils ont donc tranché, allègrement.
Pas de panique : la maladie, disent-ils, est bien connue, bien traitée.
Ceux qui prétendent le contraire seraient des mystificateurs, des charlatans et des imposteurs ! Ou dans le meilleur des cas des « experts autoproclamés » dont les théories scientifiques « ne sont pas défendables ».
Moi, après avoir vu ce documentaire foutraque, je vous le dis : il y a vraiment de quoi s'inquiéter !
Des charlatans, et des caisses noires?
L'Allemagne, où cette enquête a été menée, est un laboratoire avancé pour étudier le phénomène.
Avec plus d' un million de malades traités en 2010 selon la sécurité sociale allemande, c'est le pays le plus touché en Europe après l'Autriche. Et outre-Rhin, la maladie de Lyme fait l'objet d'un vrai business. Avec ses charlatans, sûrement, et ses profiteurs.
Comme l'industrie pharmaceutique qui, selon la responsable de la Fédération Allemande de la Borréliose s'engraisserait à coups d'antibiotiques sur le dos des malades.
Selon cette femme très combattive qui a connu le calvaire de la maladie, il y aurait même dans ce pays « une cagnotte » de l'industrie pharmaceutique qui rétribuerait médecins et experts pour « continuer à minimiser la maladie de Lyme ».
L'intérêt de ces grandes manœuvres ?
Soutenir le business de tests diagnostiques réputés peu fiables et d'antibiothérapies coûteuses prescrites à tout va.
À suivre...