Pour conclure cette brève étude,
je dirai qu’il ne faut pas oublier non plus le rôle ornemental de l’if.
Je ne parle pas bien entendu des haies sinistres pour lequel on l’a employé à une certaine époque, depuis peu révolue.
Je pense bien entendu aux arbres isolés, seule situation qui permette de le mettre vraiment en valeur.
L’if commun a un port plutôt étalé, avec une cime pyramidale. Il faudra que vous soyez patients avant de pouvoir profiter de son ombrage pour piqueniquer en famille. Disons que ce projet risque plutôt de concerner vos lointains descendants !
Son cousin irlandais a une très belle forme fuselée, des dimensions plus réduites et permet, dans un parc ou dans un grand jardin, de recréer l’ambiance d’un paysage méridional (campagne provençale ou toscane). Il remplace sans problème le cyprès méditerranéen dans ce rôle et présente l’avantage de beaucoup mieux résister aux hivers froids et humides.
J’en ai planté un il y a quelques années, et il s’est fort bien adapté à ma terre plutôt lourde. Il poursuit sa croissance tranquillement, gagnant une dizaine de centimètres chaque année. Le vert sombre de ses aiguilles n’est pas une couleur très gaie, mais cela enrichit la palette des couleurs présente dans le parc : le contraste avec les coloris jaunes ou rougeoyants des érables est du plus bel effet à l’automne.
Ce n’est pas parce que le bois précieux de l’if a perdu son prestige avec la disparition d’une bonne partie de ses usages qu’il faut pour autant oublier cet arbre.
Merci à Paul...
La feuille Charbinoise " voyages sur la terre des arbres
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