Influence du lierre sur les arbres
Le lierre n'est pas un parasite, puisque les racines de ses tiges aériennes lui servent seulement à s'agripper à l'écorce.
Il n'en est pas moins très nuisibles aux arbres quand il prend un grand développement dans leur cime, en provoquant l'étiolement des feuilles et des bourgeons par son ombrage perpétuel, quand il enserre leur tronc et leurs branches au point de les étrangler.
On en vient à bout sans peine en tranchant ses tiges à la base.
La longévité du Lierre paraît très grande.
Il arrive à se maintenir dressé après la mort et la disparition de son support; le pied de 3 mètres de tour qui croissait à Gignac, dans l'Hérault, était âgé de 433 ans.
On en connaîtrait de 10 siècles, en Italie, comme le lierre pluri centenaire de Elio Grasso.
Toxicité
L'ingestion des baies de Lierre, l'irrespect des doses médicinales dans l'usage interne de la plante peuvent être suivis d'empoisonnements graves, parfois mortels.
L'intoxication se traduit par des accidents gastro-intestinaux, diarrhée, nausées, vomissements, irritation interne plus ou moins accentuée, accompagnés de troubles nerveux: sensation d'ivresse, délire, convulsions, congestion cérébrale; les premiers seraient imputables à l'hédérine, glucoside, mais d'autres substances, dont l'action est mal précisée, interviennent dans l'effet vénéneux global.
Les jeunes enfants sont évidemment les plus exposés aux empoisonnements, malgré le gout désagréable des baies.
Il faut se le rappeler si les murs du jardin sont vétus de Lierre, que visitent assiduement, en fin d'hiver, les fauvettes à tête noire, merles et étourneaux.
Les lierres des contrées méridionales sont plus chargés en principes toxiques que ceux du nord.
À suivre...