L’estime de soi, système immunitaire de la psyché
L’estime de soi est au cœur de la construction individuelle.
Elle permet de s’inscrire dans un projet de vie dont on est acteur et se constitue, ou pas, au gré des expériences vécues par l’individu.
De fait, sa carence induite par des échecs psycho-affectifs ou des épisodes traumatiques se place en amont des altérations psychiques.
L’estime de soi, haute ou basse, ne doit pas seulement être considérée comme une caractéristique de l’individu.
Elle est un outil, voire une arme permettant de s’adapter efficacement à son environnement.
Un instrument intelligent et protecteur, indispensable pour faire face à la vie, s’aimer et s’aider dans un premier temps, aimer et aider les autres dans un second temps.
Inadaptabilité
Il existe un lien fort entre estime de soi et résultats scolaires.
On observe qu’elle permet à l’enfant confronté à des difficultés d’adopter des stratégies de résolution de problèmes les plus adaptées : recherche de soutien social auprès des proches, remise en question des comportements inadéquats, confrontation à la réalité.
A contrario, une estime de soi faible est souvent associée à des stratégies inverses : repli sur soi, réticence à parler de ses soucis, autocritique excessive… Un lien étroit a pu être observé entre estime de soi et capacité d’autocontrôle, une stratégie qui fait défaut aux personnes qui s’estiment peu.
Dans cette même optique a pu être souligné un lien avec l’optimisme
Les sujets optimistes sont capables, face à l’incertitude, d’imaginer qu’ils auront les ressources nécessaires pour faire face, au niveau comportemental (si l’événement est contrôlable) ou émotionnel (si l’événement ne dépend pas de la personne) aux aléas de l’existence.
On voit donc combien l’estime de soi va influencer les capacités adaptatives.
Elle a également d’autres fonctions importantes
La première d’entre elles, et la plus facilement observable, concerne la capacité à s’engager dans l’action.
La notion de confiance en soi, composante partielle de l’estime de soi, désigne le sentiment subjectif d’être ou non capable de réussir ce que l’on entreprend.
La plupart des études soulignent que les sujets à basse estime d’eux-mêmes s’engagent avec beaucoup de réticences dans l’action.
Ils renoncent plus vite en cas de difficultés et souffrent plus souvent de procrastination.
À suivre