El Parque Nacional de Garajonay
Pour vous rendre dans ce Parc Naturel, il vous faudra prendre le bus N° 1 à la station, en direction de Vallehermoso. Vous descendrez à Pajarito et il vous en coûtera 2€. Une fois sur place, munis de votre carte, vous pourrez prendre le sentier N° 18, bien fléché.
Vous passerez par Alto de Garajonay, Alto de Cantadero, Notre Dame de Lourdes, El Cedro et vous arriverez à Hermigua.
Pour faire ce circuit tranquillement avec une pause picnic, il nous a fallu 6 heures.
Vous pourrez reprendre le bus N°2 en sens inverse, à l'arrêt de El Convento et il vous en coûtera 2,50€ (attention aux horaires) pour rentrer sur San Sebastiàn.
Le Parc National
La Gomera est une île d'origine volcanique, où l'absence éruptive depuis 2 millions d'années et un climat propice à l'érosion hydrique, ont crée un relief escarpé, sillonné de profonds "barrancos" (ravins), et sur lequel émergent des pitons volcaniques imposants, connus localement sous le nom de "Roques".
Le parc est situé dans la partie haute de l'île, entre 800 et 1487m d'altitude et comprend le point le plus élevé de l'île, l'Alto de Garajonay.
La plus grande partie de sa superficie est couverte de forêts de feuillus sempervirens, qui contrastent avec l'aridité dominante de l'île.
Leur présence s'explique par le climat particulier de cette zone, caractérisé par des brumes fréquentes et une humidité élevée.
Les températures sont douces, aux alentours de 13-15°C de moyenne, sans gelées sauf en haute altitude.
Les pluies, environ 600 à 900 mm par an, se concentrent en grande partie en automne et en hiver.
Les brumes jouent un rôle important dans le fonctionnement de l'écosystème car elles réduisent la perte d'eau par évaporation et déposent, sur leur passage, de fines gouttelettes sur la végétation.
Photo du haut: Le Roque de San Pedro, près de Hermigua
Le Monteverde Canarien, une forêt ancestrale unique
Ces formations sont connues sous le nom de "Monteverde" dans le langage populaire, appellation qui fait allusion à son caractère verdoyant toute l'année.
Elles sont appelées Laurisylves et "fayal-brezal"; le premier terme est employé pour désigner les forêts bien conservées d'arbres à feuilles du type laurier, situées dans les enclaves ombragées et humides; le second terme, quand à lui, désigne des taillis avec une présence importante de bruyères, caractéristiques des lieux plus secs, plus froids, poussant sur les sols appauvris par l'exploitation de l'homme.
Ces forêts sont une authentique relique du passé, car elles conservent une partie de la flore des forêts qui, il y a plusieurs millions d'années, peuplaient la zone méditerranéenne, et qui disparurent du continent en raison de changements climatiques qui n'affectèrent pratiquement pas les îles.
Il faut y ajouter l'intérêt que suscite une flore et une faune remarquables et exclusives, uniques au monde, résultat d'une évolution différente, favorisée par l'isolement océanique.
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