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Un hiver sans bronchite?
Voulez-vous passer… votre premier hiver sans bronchite ?

Pour avoir une image des poumons, il suffit de penser à un bel arbre avec son tronc imposant, ses branches principales qui fournissent la charpente et qui se divisent en branches de plus en plus petites.

Au bout des branchettes, visionnez de belles feuilles vertes, pleines de vitalité. Ces feuilles échangent oxygène et CO2 avec l’air ambiant.

Maintenant, prenez cet arbre et retournez-le de telle manière que les feuilles pointent vers le bas.

Le tronc est votre trachée. Les branches sont vos bronches, les branchettes vos bronchioles et les feuilles vos alvéoles pulmonaires. Tout ce réseau interconnecté vous permet d’échanger les gaz nécessaires à la vie.

Échanges gazeux

Les alvéoles pulmonaires sont de petits sacs dans lesquels aboutit le réseau des bronches. Ils sont irrigués par des veinules et artérioles.

Le CO2 est rejeté depuis les veinules vers les alvéoles et l’oxygène de l’air contenu dans les alvéoles est absorbé dans les artérioles. Ces mécanismes se font à chaque seconde, sans que nous nous en apercevions : c’est la respiration

Cet échange constant rythme notre vie, depuis la première inspiration, le premier cri du bébé qui reflète sa vitalité jusqu’au dernier souffle qui termine notre vie terrestre.

Afin de protéger la muqueuse fragile des alvéoles, les bronches sécrètent en permanence du mucus qui contient des substances antibactériennes. Les bronches sont aussi tapissées de cils qui, avec l’aide du mucus, sont capables de capturer les déchets et de les remonter à la surface grâce à des mouvements réguliers. Cela nous permet d’expectorer poussières et résidus provenant de l’air extérieur, et déchets immunitaires provenant de l’environnement intérieur.

La respiration est le processus mécanique responsable du remplissage des poumons d’air « propre » (inspiration, chargée en oxygène) et de l’évacuation d’air « sale » (expiration, chargée en CO2). Le mouvement se fait grâce au diaphragme et est orchestré par le système nerveux autonome : la respiration se déroule sans que nous en ayons conscience. C’est un acte automatique, piloté par un système nerveux qui est, dans le contexte de la vie moderne, en proie au stress chronique.

Un hiver sans bronchite?
Rôle du stress chronique

Le stress, au travers de l’activité du système nerveux sympathique, assèche les poumons.

En effet, le stress est fait pour monopoliser nos ressources en cas de danger imminent.

Lorsque notre vie est en danger, les poumons doivent être capables d’absorber l’oxygène et rejeter le CO2 d’une manière accélérée.

Pour ce faire, la surface de contact avec l’air doit être augmentée. Cela s’effectue au travers d’une dilatation des bronches.

Le mucus protecteur s’assèche plus vite. Les poumons sont moins bien protégés et plus susceptibles à l’infection.

Le stress provoque-t-il une bronchite ?

Non, pas directement. Mais le stress abaisse l’efficacité de notre système immunitaire, assèche nos poumons et notre bouche, et rend donc notre système respiratoire plus vulnérable aux attaques.

C’est définitivement un facteur aggravant, tout comme le manque de sommeil.

À suivre...

Tag(s) : #Dossier poumons
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