"Pour rester jeune et beau, buvez de la Couzan Brault !"
Le slogan fait sourire.
Dans le bistrot où s'affichent encore les belles plaques émaillées vantant la célèbre eau minérale gazeuse, un autre habitant est moins jovial. " C'est la honte de la commune ", dit-il à propos des bâtiments de l'ancienne usine d'embouteillage, situés à deux pas. Ses murs en pierres ont pourtant fière allure, le long de la rivière. Mais derrière la façade, tout est délabré et ce qu'il reste des toitures achève de s'effondrer.
"Telle qu'elle jaillit" lit-on encore sur les murs. Le slogan est repris en allemand et en néerlandais. L'eau minérale gazeuse naturelle Couzan, source Brault, "l'eau des bonnes tables" est d'une limpidité et d'une conservation constante sous tous les climats, donnant aux vins, sans les troubler, un piquant délicieux.
C'est écrit sur d' anciennes étiquettes de la Société Nouvelle des Eaux de Couzan. On en trouve encore quelques-unes qui traînent par terre. L'exploitation de la source avait été autorisée par arrêté ministériel du 13 août 1900.
Elle fut déclarée d'intérêt public par décret du 22 avril 1908. A l'époque, il existait d'autres exploitations; les plus célèbres étant celles de la source Gatier (les bâtiments, privés ceux-là, sont en face de l'usine Brault, séparés par la route de Saint-Just-en-Bas) et la source l'Astrée.
L'exploitation de la source Brault s'est achevée en 1993.
~La Source Couzan-Brault et les Thermes ancienne publicité Couzan BraultDès 1818, divers documents attestent de la réputation des eaux de Couzan. Un centre thermal fut créé et en 1845, on adjoignit un établissement de bains et de douches. En 1850, on comptait 500 malades payants. En 1870, le village comprenait : 6 hôtels de cure dont 1 avec bains-douches à l’eau minérale. 3 établissements dont un communal pour les thermes. 5 à 600 curistes au cours de l’année, hébergés aussi par les Couzannais qui proposaient chambres meublées et pension. Vers 1930, ils furent transformés en bains-douches municipaux. La découverte des sources est fort ancienne. En 1612, la fontaine d’eau minérale a été découverte par un médecin de Montbrison, Claude de la Roue. Vers la même époque, on trouva une autre fontaine construite par les romains. 14 sources étaient alors répertoriées sur le territoire communal. En 1898 il est réalisé le captage de la source Brault. Elle est déclarée d’intérêt public le 22 avril 1908. Vers les années 1930, une très grande animation régnait : 150 personnes s’y activaient pour laver, mettre en bouteille, fabriquer et remplir les casiers, distribuer l’eau vers Paris, Lyon, Nice, vers l’Espagne, l’Angleterre, l’Italie et l’Allemagne, l’Algérie ainsi que Buenos Aires, New York et Panama. En 1993, après une liquidation judiciaire, l’exploitation fut définitivement fermée. Aujourd’hui la commune entretient cette richesse naturelle. Chaque jour, des dizaines de milliers de litres d’eau gazeuse sont pompés et rejetés dans la rivière toute proche. Et la qualité de cette eau est toujours la même, excellente…
~usqu’à quatorze sources à Sail-sous-Couzan A la fin du XIX e siècle, il y avait six hôtels à Sail et deux établissements de Bains. On a compté jusqu’à 14 sources. La source actuelle préservée produit 1,7 m3 heures. Il en faudrait 6 pour qu’elle soit viable. Mais elle peut avoir le concours des deux autres forages de la ville. La journée du patrimoine, à la mi-septembre, a montré tout l’intérêt que les populations autour de Sail portaient à la source. A l’ombre des murs de l’ancienne usine, pour re-goûter l’eau, il y a eu plus de monde qu’au château, pourtant fleuron des forteresses du moyen âge.
Les eaux minérales de Sail-sous-Couzan furent connues dès l'époque Romaine (satio-aqua-saliens, l’eau jaillissante). Mais l'érosion en amont a comblé la source. Elle fut donc abandonnées et perdues au Moyen âge. L’eau de Couzan-Brault fut retrouvées en 1612 par le docteur de la Roue, un médecin forézien. Sail-sous-Couzan fut donc une ville thermale. Surnom des habitants : "Les Rossignols".
Les Thermes
Dès 1818, divers documents attestent de la réputation des eaux de Couzan.
Un centre thermal fut créé et en 1845, on adjoignit un établissement de bains et de douches.
En 1850, on comptait 500 malades payants.
En 1870, le village comprenait : 6 hôtels de cure dont 1 avec bains-douches à l’eau minérale. 3 établissements dont un communal pour les thermes. 5 à 600 curistes au cours de l’année, hébergés aussi par les Couzannais qui proposaient chambres meublées et pension.
Vers 1930, ils furent transformés en bains-douches municipaux.
La découverte des sources est fort ancienne. En 1612, la fontaine d’eau minérale a été découverte par un médecin de Montbrison, Claude de la Roue. Vers la même époque, on trouva une autre fontaine construite par les romains. 14 sources étaient alors répertoriées sur le territoire communal.
En 1898 il est réalisé le captage de la source Brault. Elle est déclarée d’intérêt public le 22 avril 1908. Vers les années 1930, une très grande animation régnait : 150 personnes s’y activaient pour laver, mettre en bouteille, fabriquer et remplir les casiers, distribuer l’eau vers Paris, Lyon, Nice, vers l’Espagne, l’Angleterre, l’Italie et l’Allemagne, l’Algérie ainsi que Buenos Aires, New York et Panama.
En 1993, après une liquidation judiciaire, l’exploitation fut définitivement fermée.
Aujourd’hui la commune entretient cette richesse naturelle. Chaque jour, des dizaines de milliers de litres d’eau gazeuse sont pompés et rejetés dans la rivière toute proche. Et la qualité de cette eau est toujours la même, excellente…
Jusqu’à quatorze sources à Sail-sous-Couzan
A la fin du XIX e siècle, il y avait six hôtels à Sail et deux établissements de Bains.
On a compté jusqu’à 14 sources.
La source actuelle préservée produit 1,7 m3 heures. Il en faudrait 6 pour qu’elle soit viable. Mais elle peut avoir le concours des deux autres forages de la ville.
La journée du patrimoine, à la mi-septembre, a montré tout l’intérêt que les populations autour de Sail portaient à la source.
À l’ombre des murs de l’ancienne usine, pour re-goûter l’eau, il y a eu plus de monde qu’au château, pourtant fleuron des forteresses du moyen âge.
Les eaux minérales de Sail-sous-Couzan furent connues dès l'époque Romaine (satio-aqua-saliens, l’eau jaillissante). Mais l'érosion en amont a comblé la source. Elle fut donc abandonnées et perdues au Moyen âge. L’eau de Couzan-Brault fut retrouvées en 1612 par le docteur de la Roue, un médecin forézien. Sail-sous-Couzan fut donc une ville thermale.
Surnom des habitants : "Les Rossignols".