En Mésoamérique, le dindon fut le seul volatile domestiqué et élevé entre 300 avant J.-C. et 100 après J.-C. par la civilisation maya de l'époque préclassique. Au Mexique, où elle était et est toujours connue sous le nom de guajolote, du nahuatl huexōlōtl (avec une symbolique de virilité à cause de ses appendices charnus, et de fécondité), elle tient encore une place importante dans la gastronomie mexicaine.
Les Européens le connaissent par les premiers colons espagnols qui l'appelaient « poule d'Inde » et les missionnaires jésuites qui le ramenèrent vers 1500 en Europe où il se diffusa rapidement (contrairement à la néophobie envers les aliments du Nouveau Monde tels que le maïs, la tomate, le chocolat ou la pomme de terre) car cet oiseau était assimilé aux volailles de basse-cour (poulet, pintade).
Mâle d'un genre de gallinacés de très grande taille, qu'on élève en domesticité pour servir à l'alimentation.
Le dindon a l'air fanfaron mais il ne possède que peu de courage. Le dindon est certainement un des plus beaux cadeaux que le nouveau monde ai fait à l'ancien.
Caractérisé par une taille élevée, un bec médiocre et convexe, une caroncule ou membrane charnue, érectile, mamelonnée, qui recouvre la tête et s'étend sur une partie du bec et du cou. Des ailes arrondies, une queue pourvue de quatorze rémiges, à couvertures un peu allongées, susceptibles de se relever de manière à faire la roue. Des tarses assez longs peu développés et des doigts bridés par une courte membrane.
Voici le dindon!
Les dindons sauvages pèsent de 4 à 9 kilogrammes.
Leur plumage est brun verdâtre à reflets cuivrés, ils ont tous sur la poitrine une mèche de soies rudes et assez longues.
Le dindon passe généralement pour un être d'un naturel stupide; son nom même, est sous ce rapport, devenu injure.
Néanmoins, la manière dont cet oiseau s'empare d'une proie vivante, surtout lorsqu'elle est d'un certain volume, semble dénoter plus d'instinct qu'on ne lui en accorde généralement; Voici ce que dit Bosc à ce sujet : Dès qu'un dindon fait la découverte d'un animal, il appelle tous les autres par un cri particulier. Un grand cercle se forme aussitôt autour de cet animal et se rétrécit successivement jusqu'à ce que tous les becs puissent frapper en même temps sur lui. S'il cherche à se sauver, il trouve partout un bec armé contre lui et rarement il échappe.
La dinde fait deux pontes tous les ans, l'une en février, l'autre en août; Chaque ponte est d'environ quinze oeufs, mais une seule femelle peut en couver jusqu'à vingt cinq à la fois. La dinde est une excellente couveuse.
Les dindonneaux sont assez délicats dans un premier temps. Dans les premiers jours, on leur donne du pain trempé dans du vin ou du cidre et plus tard, un pâtée de farine d'orge, de maïs ou de sarrasin, mélangée avec du jaune d'œuf durci et des orties hachées.
Au bout d'un mois, ils sont très vigoureux et supportent bien les intempéries, on peut alors les conduire aux champs, où ils savent eux même trouver leur nourriture.
Il faut avoir soin de les mener boire, surtout pendant les grandes chaleurs. L'humidité leur est très nuisible.
Six semaines à deux mois après leur naissance, ils commencent à prendre le rouge; C'est à dire que les caroncules charnues de la tête et du cou commencent à pousser.
C'est encore une nouvelle crise qui exige des soins et un régime tonique mais après laquelle ils sont tout à fait robustes et peuvent se passer de leur mère.
On les réunit alors par troupes plus ou moins nombreuses, pour les conduire au pâturage, dans les friches, où ils trouvent de petits fruits et insectes. C'est surtout après la moisson que les dindonneaux trouvent dans les champs une nourriture copieuse et succulente, qui commence à les engraisser.
Voilà, vous savez tout sur les dindons...