Une cinquantaine de lecteurs du magazine Les 4 Saisons du jardin bio ont testé différentes méthodes de lutte contre les limaces.
Plus ou moins efficaces, pratiques ou bon marché : petit florilège des divers trucs et astuces pour limiter les dégâts de ces redoutables gastéropodes.
Le ramassage
En tête des solutions utilisées, le ramassage quotidien concerne principalement les grosses limaces orange (Arion rufus).
Pratiqué le matin avant 7 heures, il est efficace à court terme mais prend beaucoup de temps.
Certains portent les mollusques collectés au loin, d’autres les coupent avec des ciseaux ou les donnent aux poules. Mais personne ne semble totalement satisfait de cette corvée qui reste fastidieuse.
Les planches, cartons et tuiles
Parmi tous les pièges utilisés pour capturer et éliminer les limaces, les planches font l’unanimité, suivies des cartons épais et des tuiles plates.
Les limaces se réfugient en-dessous avant le lever du jour ; il suffit alors de retourner les planches pour les capturer et – plus radical – les couper en deux avec un couteau.
Cette technique est très efficace pour éliminer les petites limaces grises qui, trop souvent, passent inaperçues.
Les meilleurs moments pour pratiquer cette “chasse” sont l’automne, le début du printemps et juste avant la période des semis
Cendre, coquilles d’œufs, aiguilles de pin…
Parmi les autres remèdes classiques du bio, la cendre est citée, mais il est souvent indiquée qu’elle n’est plus efficace dès que la pluie la mouille. En outre, l’excès de cendre est dangereux pour le sol.
Les coquilles d’oeufs écrasées sont utilisées autour des plantes à protéger par quelques lecteurs, mais à peu près la moitié doutent de leur efficacité.
Parmi les différents paillis rugueux, sont citées les fougères aigle fraîches grossièrement broyées et les aiguilles de pin, qui semblent dissuasives.
Bandes de cuivre et collerettes
Toujours dans les barrières, les bandes et fils de cuivre que l’on déroule autour des potées et cultures en planches surélevées sont jugés efficaces par les lecteurs qui les utilisent.
Le léger courant électrique qu’ils génèrent dissuade les mollusques de toute intrusion.
Deux autres lectrices sont pleinement satisfaites des collerettes qu’elles enfoncent autour des plantes à protéger. Leur coût est assez élevé ; vous obtiendrez le même résultat avec des conteneurs en plastique à bords retombants dont vous aurez découpé le fond.
À noter enfin, parmi les répulsifs utilisés avec un certain succès, les sachets d'infusion de rooibos aux agrumes (après infusion), ou les feuilles de rue (Ruta graveolens), que nos jardiniers témoins déposent autour des plantes à protéger.
À suivre...
