"Je constate, par des articles sur des vols à l'étalage récurrents dans les journaux régionaux, que, l'air de rien, la disette s'installe en France et cela dans des tranches de population périphériques (jeunes et petits retraités) qui n'ont plus de quoi assurer leurs habitudes alimentaires.
Dans les supermarchés, on commence à mettre des puces antivol sur la viande. On observe un nombre croissant de cambriolages de boucheries. On a même vu, en Isère, en Gironde, en Loire-Atlantique, dans le Saumurois... des vaches abattues de nuit dans les prés, dépecées et débitées sur place.
Ce nouveau phénomène de survie s'accompagne d'une chute de 30% du chiffre d'affaires du secteur de la viande et des produits laitiers, provoquant des milliers de nouveaux licenciements. Sur l'internet, on peut lire: "La faim arrive en France." La faim de quoi? Uniquement de viande et de charcuterie, pardi!
Quelle consternation de constater l'inadaptabilité de la plupart des gens, formatés qu'ils sont par des croyances élevant la viande au sommet des priorités alimentaires. On ne vole pas du riz, des pâtes, des pommes de terre, des lentilles, des haricots, des fruits secs, qui sont la base des réserves que l'on fait sur les bateaux pour les longues traversées.
Cela me fait penser à mes grands-parents qui, pendant la dernière guerre, faisaient des réserves de sucre (blanc) et de chocolat comme si c'était une priorité vitale. Moi, j'aurais plutôt fait des réserves de whisky... pour oublier que c'était la guerre!
Tous les experts indépendants sur les questions alimentaires mondiales sont d'accord pour affirmer qu'en raison de la croissance démographique, l'humanité est arrivée à un point où elle doit rapidement réduire et cesser la consommation de produits animaux pour survivre.
La situation économique actuelle serait une sage occasion d'adapter les menus au porte-monnaie, en éradiquant les coûteux produits animaux qui, de plus, sont reconnus être les principaux générateurs des grandes maladies de notre civilisation.
Mais, comme on l'entend souvent, il est plus difficile de changer d'habitudes alimentaires que de religion!"
Article tiré de la revue Pratiques de Santé du mois de mai 2014