Le sommet de Tourvéon
Le sommet de la montagne est à 953 mètres d’altitude et là, convergent les communes de Chénelette, Saint-Didier-sur-Beaujeu et Vernay.
On accède au sommet de cette montagne en partant du bourg de Chénelette par un chemin balisé. En arrivant près du sommet, la montée devient raide, presqu’abrupte.
On y voit encore les ruines d'un ancien château fort
Cette forteresse était jadis nommée : le château de Ganelon.
Elle fut détruite vers l’an 800, on ignore par qui et comment. Forteresse romaine ? C’est probable.
Les ciments de la chambre dont la clef de voûte est tombée sont caractéristiques, soit de celui qui lie les pierres, gris, semé de quartz, dur comme la pierre elle-même, soit l’enduit de revêtement, rose, grenu, sur lequel ni les chocs ni l’humidité n’ont de prise.
Les princes de Tourvéon, puissants et batailleurs, terreur de tous les alentours pillaient et ravageaient sans merci.
Une légende affirme que le dernier seigneur du lieu fut Ganelon, il vint s’y réfugier après sa trahison à Roncevaux en 778.
C’était un de ces terribles seigneurs qui se croyaient tout permis.
Il ne respectait rien, ni la vie, ni l’honneur de ses sujets.
Quand il sortait de son repaire, c’était pour piller, voler ou encore pour chasser dans les immenses forêts des environs où pullulaient toutes sortes d’animaux sauvages.
Ses cruautés, ses brigandages l’avaient rendu exécrable et craint à forte distance.
Surpris et défait, un jour qu’il rentrait dans son château, Ganelon fut fait prisonnier.
Pour le punir, on l’enferma dans un tonneau garni de grosses pointes et lames tranchantes et, des pieds du mur de son château, on laissa rouler le tonneau sur le flan de la montagne jusqu’au lieu même où s’élève, dit-on, l’église de Chénelette pour les uns, l’église de Saint-Didier pour les autres.
On dit aussi qu’avant de se rendre, Ganelon avait précipité dans un puits très profond son casque d’or et son bouclier du même métal afin que ses ennemis ne puissent s’en emparer.
Il y a là un trésor que nul n’a jamais pu récupérer, car il était gardé, dit-on, par un dragon féroce.
S’agit-il d’une légende?
Vous en saurez plus sur ce fameux Ganelon demain.
