Tout part de cette Famille Richard et si vous avez le courage de tout lire, ils sont étonnants!
La famille Richard est une famille d’origine dauphinoise, marquant l’histoire de Lyon et Saint-Chamond.
Elle a participé à l’industrialisation du Forez au cours du XIXe en fondant l’industrie des Tresses et Lacets en France. En 1807, elle créée la maison Richard-Chambovet qui va devenir la spécialité industrielle de Saint-Chamond.
En 1858 elle va offrir à la ville de Lyon, en créant le quartier de Montchat, 4 places, 12 km de rue, un parc ainsi que des terrains pour des écoles et une église. Cette famille va diriger, avec la famille Cottin, l’une des plus importante Maison de Soierie lyonnaise.
Origines:
Le premier Richard connu, est Jehan Richard né vers 1580, notaire royal et greffier à Bozancieu en Dauphiné. Il est marié à Dame Ypolite de Biron. Ils auront une descendance de médecins, de notaires, de rentiers et d’officiers du Roi.
La famille Richard se retrouvera à Bourg-Argental dans la Loire avec un illustre personnage, Jean-Louis Richard de Maisonneuve qui fut une personnalité importante du Forez. Il fut le premier maire de Bourg-Argental en 1788, député du Forez, député de Rhône-et-Loire à l’Assemblée constituante de 1791, membre de l’Assemblée départementale à Lyon en qualité de conciliateur, président d'Administration du département de la Loire, membre du Conseil des Anciens en 1799, Sénateur sous le Consulat en 1800 et membre de l’Académie royale d’agriculture de Saint-Étienne.
Son corps repose dans la chapelle des pénitents de Bourg-Argental.
Une rue de Bourg-Argental porte son nom.
Il eut un fils qui marqua la ville de Saint-Chamond car il fonda l’industrie des Tresses et Lacets. Charles-François Richard né en 1772 lieutenant sous Louis Gabriel Suchet pour la protection de Lyon.
Il fut maire de Saint-Chamond et d’Izieux, chevalier de l’ordre royal du Lys en 1814 sous Louis XIX et chevalier de la Légion d’honneur en 1831 sous Louis Philippe. Il est marié à Marie-Antoinette Chambovet.
Une rue de Saint-Chamond pour son nom (la rue Richard-Chambovet).
Charles-François Richard eut trois fils qui fonderont :
• La branche Richard fondée par Ennemond Richard, membre influent de la Chambre de Commerce de Saint-Étienne, Secrétaire de 1848 à 1866 puis Vice-président de 1867 à 1871, maire de Saint-Chamond et dirigeant de l’entreprise paternelle.
Un de ses fils, Antoine Richard, épousera la petite-fille de Claude-Joseph Bonnet, chef d’une des plus importante Maison de Soieries Lyonnaise. Cette alliance donnera lieu à six générations de chefs des Établissements C.J. Bonnet (membres des familles Richard & Cottin).
• La branche Richard du Montellier fondée par François-Jules Richard de son mariage en 1844 avec Aloysia Bethenot petite fille de Jean-Antoine Greppo, seigneur du Montellier
• La branche Richard-Vitton fondée par Jean-Louis-François Richard, maire du 3e arrondissement de Lyon, de son mariage en 1831 avec Louise-Françoise Vitton, petite fille de Luc Bonand, dernier seigneur de Montchat à Lyon.
1 La branche d’Ennemond Richard va participer à l’excellence de la soierie lyonnaise. Il fut le premier historien de Saint-Chamond. En 1846 il publia Recherche historiques sur la ville de Saint-Chamond et en 1856, une "histoire sur la rivière du Gier". Il participa au développement économique de la région. Il s’occupe de la continuation du canal de Givors, de la rectification de la route royale de Rive-de-Gier à Saint-Étienne, et du regroupement des compagnies de mines dans la "Compagnies générale des mines de houille de la Loire", à une époque où le bassin houiller avait grande importance.
De 1865 à 1870, il fut conseiller municipal d’Izieux. C’est à cette époque que fut construit le barrage de la Rive, pour alimenter en eau la ville de Saint-Chamond. Il fut inauguré le 3 juillet 1870, ainsi que le rappelle une inscription sur le mur extérieure, laquelle mentionne entre autres le nom d’E. Richard. Ce fut enfin un grand bienfaiteur des communes d’Izieux et Saint-Chamond. Il a largement financé la construction actuelle de l'église de Saint André d'Izieux.
Il a réorganisé les écoles de Saint-Chamond, après la guerre de 1870, 20 classes furent créées pour accueillir 495 nouveaux élèves. Il a permis l’ouverture d’une école maternelle l’« asile Saint-Ennemond ». Ennemond Richard a été une grande figure locale ainsi le rappelle Monsieur Bertholon dans son ouvrage Histoire de Saint- Chamond.
Il était d’une grande culture ; fort éloquent, il organisait souvent des conférences à la Grand Grange sur des sujets pratiques très divers. Il accueillait volontiers dans sa maison (maison se situant face à l’hôtel particulier de son père, l’hôtel Richard-Chambovet), les gens de son quartier et prenait une part très active aux événements du voisinage. Il était très populaire et sa mort fut déplorée de tous.
2 Branche Richard du Montellier.
Ça n’est qu’en 2000-2001 que des représentants de cette branche ont obtenu officiellement la modification de leur patronyme Richard en Richard du Montellier.
3 Branche Richard-Vitton
La branche Richard-Vitton est une illustre famille de Lyon. Elle est l’origine du quartier de Montchat dans le 3e arrondissement de Lyon. Jean-Louis François Richard, né le 21 novembre 1804, mort le 22 février 1874, épouse le 14 mai 1831, Louise-Françoise Vitton, née le 16 janvier 1812, morte le 4 janvier 1890, fille d’Henri Vitton, maire de la Guillotière, créateur des Brotteaux (cours Vitton), châtelain de Montchat (78 hectares) et d’Antoinette Bonand, fille unique de Luc Bonand, dernier seigneur de Montchat appartenant à la famille depuis 1689.
Jean-Louis François Richard-Vitton créa, en 1858, par donation à la ville de Lyon, le quartier de Montchat, 4 places, 12 km de rues, dont la rue et le parc Chambovet (nom de jeune fille de sa mère) ainsi que les terrains pour les écoles et l’église Notre-Dame-du-Bon-Secours dont la construction fut financée par cette famille, tout en gardant 17 hectares autour du château de Montchat.
Veuve, Louise Richard-Vitton fit en 1883, donation des terrains restant à ses cinq fils dont les 3 aînés n’ont pas eu de descendance :
• L’aîné : Charles Richard-Vitton, avocat (d’où la rue Charles-Richard) épouse Julie Laforest, fille de Démophile Laforest, notaire, maire de Lyon en 1848 (d’où la rue Julie)
• Le second : Henri, Constant Richard-Vitton, ingénieur civil des mines, banquier à Paris, épouse Amélie Koenig, « fille de Koenig Mathieu Auguste secrétaire du commandement de son Altesse le Vice-Roi d’Égypte» (d’où la place Henri et la rue Constant)
• Le troisième : Julien Richard-Vitton, capitaine des Mobiles pendant la guerre de 1870, chevalier de la Légion d’honneur, conseiller général du Rhône, maire d’Azolette, épouse Louise Vacheron, propriétaire par sa mère : Marthe Morand, du château du Cros à Azolette (d’où la rue Julien et la rue du Capitaine)
• Le quatrième : Louis Richard-Vitton, (d’où la rue Louis) épouse Marie Trouchet, fille d’Aimé Trouchet, armateur à l’île Maurice puis à Marseille. Il hérita de la propriété de Montchat et eut 7 enfants dont l’aîné s’appelle également Louis.
• Le cinquième : Camille Richard-Vitton (d’où la rue Camille), épouse Antoinette Gontard et n’a qu’une fille : Éléonore. Orpheline jeune, elle fut élevée par sa grand-mère Louise et elle épousa Eugène Jacquemont dont descendent les Jacquemont, Neyrand, Thivel et Rieussec.
Le nom du « cours Eugénie » a été donné par la famille Richard-Vitton en hommage à l’impératrice Eugénie de Montijo, épouse de Napoléon III. Louis Richard-Vitton, fils de Louis Richard-Vitton et d’Aimée Trouchet, dernier héritier du château de Montchat en tant qu’aîné de famille, marié à Marthe de Girodon-Pralong, vendit, en 1920, le Château et son parc à la famille Bernard.
Il alla alors s’établir, avec ses neuf enfants, dans sa vaste propriété de Jasseron (Ain) dont il fut le maire, président de l’Hospitalité de Belley et d’un Syndicat Agricole.
La légende veut que Jean-Louis François Richard et Louise Vitton donnèrent à leur fidèle chien, le nom de la rue Balthazard. C’est ce sens de cette famille très développé qui donna à Montchat son identité préservée par la construction d’habitations de moins de 1000 m2 prévues par le lotissement qui eut un grand succès du fait que les Lyonnais recherchaient des terrains à l’abri des eaux après inondation de la Guillotière.
De plus, ce plan d’urbanisme était novateur pour l’époque et fut approuvé par l’Administration.
Quelle famille!