Je sillonne la ville de long en large et de large en travers.
Je sillonne la ville du sud au nord, du nord au sud et en diagonales.
Difficile de faire un choix parmi tous ces circuits aussi passionnants les uns que les autres.
Il va bien falloir se décider.
J'ai fait deux incursions cette semaine:
Aujourd'hui, du métro Hénon au parc de la Cerisaie en passant par le Gros Caillou et voici ce qu'on en dit:
Le Plateau est en lui-même une ville (ou plutôt un village) dans la ville.
A vrai dire, ses habitants auraient même l'impression de vivre sur une île; franchir le boulevard de la Croix-Rousse, c'est "descendre en ville".
On ne saurait confondre les Croix-Roussiens des pentes et ceux du Plateau.
Les caractères, la géographie et l'histoire les différencient.
En faisant élever un rempart au sommet de la colline que l'on appelait alors la "montagne Saint-Sébastien", louis XII détacha les pentes de la province indépendante du Franc-Lyonnais, elle même indépendante de Lyon, qui s'arrêtait aux Terreaux!
Le Plateau devint alors un hameau en "terre étrangère", bientôt un village au nom de la Croix-Rousse, une commune indépendante en 1790, promue "ville" en 1821.
C'est à un décret de Napoléon III et de son préfet que l'on doit son rattachement en 1852 et la substitution du boulevard à l'ancien rempart.



