Il est des réputations qui collent à la peau.
Lyon passe pour une ville triste et sombre... quand bien même, l'on faisait davantage allusion à Lion sur le Rosne (1930) aux brumes de l'histoire qu'à une fatalité climatique.
A cheval entre nord et sud, Lyon a hérité de caractères contrastés, parmi lesquels l'austérité d'une ville laborieuse.
Le pouls de la ville se prend dans ses petites rues pavées, aux terrasses des cafés où le temps paresse, sur ses places à la beauté toute méridionale.
Que vous "trabouliez" par une allée, "lantibardaniez" le long d'une rue ou "dérambouliez" dans les pentes (avec ou sans le parler lyonnais), les promenades que je vous propose veulent donner le goût et l'esprit de la ville.
Ce n'est guère au pas de course qu'on mènera cette exploration, mais en goûtant aux plaisirs de la lenteur, de l'observation curieuse et gourmande, aux bonheurs simples de la marche buissonnière et de l'esprit vagabond.
Lyon, s'y prête merveilleusement.
La rêverie ne fait d'ailleurs pas mauvais ménage avec l'histoire quand il s'agit de pénétrer les plis et les replis d'une ville, d'en comprendre l'âme, flottant, comme nous le temps d'une promenade.
Avant propos modifié, extrait du livre Le promeneur de Lyon.
C'est exactement ce que j'aurais voulu vous dire, pour vous tenter, mais avec bien moins de talent.
Photo ci-dessus, la montée des Chazeaux au début des années 1930.
A suivre...